Mais à quoi sert donc la diplomatie européenne ?

Plus de 80 Eurodéputés réclament le départ de Joseph Borrel, le Haut-Représentant de l’UE après le fiasco de sa visite à Moscou (Photo credit should read JOHN THYS/AFP/Getty Images)

Mais à quoi sert donc la Diplomatie européenne ?

Un Européen qui perd la face à Moscou

La visite catastrophique du « Haut représentant de l’Union Européenne » pour la politique étrangère et la politique de sécurité », l’espagnol Joseph Borrel a mis à jour une question basique, mais à quoi joue donc l’UE ?

Monsieur Borrel s’est donc, visiblement de sa propre initiative, rendu à Moscou au début de ce mois de février pour demander la libération de l’opposant Navalny et s’enquérir des conditions de livraison du vaccin russe Sputnik 5 à l’UE ! Etrange combinaison pour une mission , surtout de la part d’un « diplomate » qui disait il y a peu que « la Russie est l’ennemie de l’Europe »

Quelques minutes après avoir rencontré le fin Ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov, qui s’était joué de lui en expliquant la séparation des pouvoirs entre Justice et monde politique russe et que pour les vaccins, étant donné le niveau économique de l’UE il devait s’adresser au Laboratoire qui les fabriquait, 3 diplomates européens étaient expulsés de Moscou pour avoir participé de près ou de loin à des manifestations pro-Navalny. Borrel était ridiculisé !


Dans une conférence de presse totalement lunaire, Joseph Borrel en fut réduit à dire qu’il voyait des « palmiers dans le désert » des relations Europe-Russie !

Depuis 3 premiers Ministres et plus de 80 députés européens ont demandé la démission de ce Monsieur Joseph Borrel

Mais posons-nous la vraie question : à quoi sert la Diplomatie européenne

Un petit rappel historique : D’où vient la politique extérieure européenne ?

Jusqu’aux années 1990, Bruxelles se gardait bien de faire officiellement de la politique étrangère laissant cette tâche aux Etats Membres, quitte à ce qu’ils se coordonnent entre eux, ce qu’ils faisaient d’ailleurs plutôt bien comme on le vérifia par exemple entre la France et l’Allemagne ou la France et le Royaume Uni .

Bruxelles était par contre très actif en matière de politique d’aide au développement vis-à-vis des anciennes colonies d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, acquérant un vrai savoir-faire et une notoriété internationales. Les programmes d’aides européens étaient appréciés et pouvaient servir de vrais leviers politiques.

Mais la chute du mur de Berlin et le conflit des Balkans ont fait croire aux dirigeants européens qu’ils devaient se doter d’un vrai embryon de diplomatie

Le traité de Maastricht de 1993 a défini dans des termes très généraux  les objectifs propres d’une politique étrangère et de sécurité commune (PESC) comme un outil de coopération entre états. Dans le  même temps, l’Europe commençait  à abandonner sa politique d’aide au développement, se contentant de copier les organisations internationales comme la Banque Mondiale avec des programmes dits d’ »ajustements structurels » visant à ouvrir les économies des pays en voie de développement au commerce international et au libéralisme. Avec plus d’argent et plus d’agents, l’Europe devenait moins visible et moins concrète.

En 1997, elle se dotait d’un « Monsieur PESC » politique étrangère et de sécurité commune, en la personne du rusé espagnol Javier Solana, ancien ministre des affaires étrangères de son pays et secrétaire Général de l’OTAN. Ce dernier, fort habilement, su trouver sa place comme « facilitateur » des actions des états Membres les plus influents (France, Royaume-Uni, Espagne) et on a pu dire de lui qu’il « mettait de l »huile dans les rouages » ,quand il le pouvait, pour que les Européens prennent des positions communes. Ce ne fut pas toujours possible, mais son tact reste légendaire à Bruxelles.

Le traité de Lisbonne, ou la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf

Mais les Eurocrates n’en avaient pas assez. A l’occasion de la Convention sur l’avenir de l’Europe et du traité de Lisbonne, ils ont voulu doter Bruxelles d’une vraie « diplomatie » pour « doubler » celle des grands états. On peut y voir l’action conjuguée des petits états jaloux du prestige des diplomaties des Grands et de l’orgueil des Eurocrates de la Direction générale des relations extérieures de l’UE, frustrés de ne pas être pris au sérieux les chancelleries.

Le Traité de Lisbonne a commencé par donner des objectifs pompeux à cette simili-diplomatie :

sauvegarder ses valeurs, ses intérêts fondamentaux, sa sécurité, son indépendance et son intégrité ;

consolider et soutenir la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme et les principes du droit international ;

préserver la paix, prévenir les conflits et renforcer la sécurité internationale ;

soutenir le développement durable sur le plan économique, social et environnemental des pays en développement dans le but essentiel d’éradiquer la pauvreté ;

encourager l’intégration de tous les pays dans l’économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international ;

contribuer à l’élaboration de mesures internationales pour préserver et améliorer la qualité de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles mondiales, afin d’assurer un développement durable ;

aider les populations, les pays et les régions confrontés à des catastrophes naturelles ou d’origine humaine ;

-promouvoir un système international fondé sur une coopération multilatérale renforcée et une bonne gouvernance mondiale.

Pour aller plus loin, Bruxelles s’est doté :

  • D’un Haut Représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité , cumulant les fonctions de Président du conseil des affaires étrangères de l’UE et de Vice-Président de la Commission européenne, une sorte de chauve-souris, ne dépendant finalement ni de l’’un ni de  l’autre, finissant par être, comme joseph Borrel, un électron libre
  • D’une technocratie propre baptisée Service Européen d’action extérieure (SEAE) composée de plusieurs milliers de fonctionnaires, dont 60% des fonctionnaires européens, gens qui ne sont ni formés ni prêts à devenir des diplomates
  • D’Ambassades dans les pays étrangers pour remplacer ce qui n’étaient que des « délégations », créant la confusion avec les Ambassades des états Membres

A vrai dire cette débauche de moyens ne s’est pas traduite par de brillants résultats

Des Figurants :

On ne retiendra pratiquement rien de la première « Haute Représentante » Catherine Ashton ( 2009-2014) , si ce n’est ses absences pendant les crises internationales. Je me souviendrais de ses remontrances à mon égard quand j’ai rencontré le Dalaï Lama (ce qu’elle a d’ailleurs nié par après !)

Federica Mogherini, qui lui a succédé est arrivée avec de belles idées et du courage. Son seul « succès » diplomatique fut l’accord avec l’Iran sur le dossier nucléaire, mais vite terni par le retrait américain.

Joseph Borrel, un éléphant dans un magasin de porcelaine


Joseph Borrel est sans doute ce qui pouvait arriver de pire à l’UE comme son « Haut représentant »

Ce baron du Parti socialiste espagnol, compagnon de la Présidente du Parti, n’a jamais fait d’étincelles, même quand il fut Président du Parlement européen de 2004 à 2007. Il s’est plutôt illustré par la multiplication des scandales : fraudes fiscales de ses collaborateurs directs quand il était Secrétaire d’Etat en Espagne, conflit d’intérêts non déclarés au Parlement européen quand il était en même temps Membre d’un Conseil d‘administration d’une société espagnole dans le secteur de l’énergie à 300. 000 €uros par an. Le scandale l’a obligé à démissionner du prestigieux Institut Universitaire européen de Florence et d’être condamné à payer une amende.. mais pas empêché d’être nommé quelques années plus tard Haut Représentant

Catalan mais adversaire des Indépendantistes, il n’hésita pas un jour à dire qu’il « fallait désinfecter la Catalogne des idées autonomistes ». 

Ses premiers pas dans la « diplomatie » européenne ont été marqués par une série de bévues et de provocations, obséquieux avec les tyrans chinois et turcs, insultant vis-à-vis des USA, l’homme est le contraire de ce qu’avait été Javier Solana. Il ne met pas de l’huile dans les rouages, il souffle sur les braises

Mais, bon sang, avec la nomination d’Ursula Von der Leyen, exfiltrée de ses fonctions ministérielles en Allemagne pour cause de scandale, qu’est-ce qui a bien pu pousser les Chefs d’Etat et de gouvernement de nommer ce personnage à ce poste !

Vers une remise en cause de cette pseudo-diplomatie ?

Les faux-pas à répétition de Monsieur Borrel vont-ils remettre en cause l’idée même de diplomatie européenne ? Avec humour, les Britanniques s’opposent déjà à ce que la Représentation de l’UE à Londres bénéficie à plein du statut diplomatique.

Aujourd’hui cette coûteuse  technocratie n’a pas démontré sa valeur ajoutée par rapport à une simple coordination des diplomaties nationales de l’UE. Elle démontre même sa nuisance comme on le voit dans le cas des relations avec Moscou

Une vraie réflexion s’impose dans le cadre de la mise à plat des prérogatives de l’UE avec la Conférence sur le Futur de l’Europe qui va s’ouvrir en mai à Strasbourg : retour à la case départ avec une madame ou un monsieur PESC au service des diplomaties nationales, polarisation du haut Représentant sur un nombre de sujets limités là où les 27 partagent une position commune, dissolution tout simplement du Service SEAE ?

Toutes les options sont sur la table ! une seule devrait être immédiatement écartée serait de maintenir en l’état cette vraie fausse diplomatie, plus néfaste qu’inutile !

Henri Malosse

Mais que se passe-t-il donc à Bruxelles ?

La Commission européenne accumule bévues, faux-pas et provocations

Mais que se passe-t-il donc à Bruxelles ?

L’Exécutif européen accumule bévues et faux-pas

En quelques semaines, le peu de crédit dont disposait encore la Commission européenne, malgré son inaction au début de la pandémie du Covid19, s’est envolé en fumée. Les critiques les plus dures sont venues de là où on ne l’attendait pas, de la presse allemande comme Der Spiegel et des leaders politiques proches d’Angela Merkel, comme le puissant Wolfgang Schäuble le Président du Parlement allemand.

Que s’est-il donc passé ?

La gestion catastrophique des commandes de vaccins pour les pays de l’UE a été dénoncé tant pour les retards de livraisons qui mettent l’UE dans son ensemble à 3 mois de retard minimum par rapport au Royaume-Uni ( au rythme actuel, la vaccination ne serait pas achevé avant 2030 !!) que pour le manque de transparence dans des contrats ne prévoyant aucune sanction en cas de retard. On avait déjà connu l’épisode de la dissimulation des prix auxquels les vaccins avaient été commandés (dévoilés par un tweet en « acte manqué » d’une Ministre belge ). On a vu après l’Exécutif européen, paniqué, se ridiculiser en publiant le contenu des contrats avec 2/3 des paragraphes « grisés », c’est-à-dire biffer pour les rendre illisibles pour respecter une clause « de confidentialité ».. Les mêmes contrats, également « grisés » avaient été montrés quelques jours auparavant à des Parlementaires européens, pendant 45 minutes maximum sans possibilité d’en faire des copie. Si le ridicule tuait..

Piquée au vif, Ursula Von der Leyen a décidé toute seule d’interdire toute exportation de vaccins produits dans l’UE vers le Royaume-Uni, y compris à partir de la République d’Irlande vers l’Irlande du nord, an contradiction totale avec l’accord sur le BREXIT signé quelques semaines auparavant. Cette mesure insensée à réussi à coaliser contre elle l’ensemble de la classe politique, médias et opinions publiques britanniques et irlandaises. Il s’en est fallu de peu même qu’elle rallume la mèche du conflit nord-irlandais quand des Unionistes de Belfast ont proféré des menaces de mort contre les douaniers. Ursula Von der Leyen a immédiatement fait machine arrière en prétextant une erreur de ses services…

Cette curée vient après un étonnant accord signé en catimini en décembre dernier avec la Chine faisant totalement fi de la question des droits de l’homme, notamment de l’internement en travail forcé de la minorité ouighour et des tibétains. De plus en plus de critiques se font jour contre cet accord qu’il sera très difficile de faire ratifier par les Parlements nationaux de nombreux pays, même si l’Allemagne est derrière ce « cadeau » aux dirigeants de Pékin.

Comment en-est-on arrivé là ? Je voudrais donner quelques explications sur cette  « descente aux enfers » aussi rapide qu’étonnante :

  • Depuis mars dernier, La Commission européenne est en réalité à l’arrêt car 90 à 99% des effectifs selon les périodes  sont confinés chez eux de gré ou de force en télétravail. Des agents se trouvent à des milliers de kilomètres de Bruxelles dans leur pays respectifs. Difficile de faire fonctionner la chaine hiérarchique de directions composées de fonctionnaires résidant aux quatre coins de l’Europe. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les Institutions européennes fonctionnent comme des administrations où la chaine hiérarchique est fondamentale. En tant que Président d’une d’entre elles, je me souviens de bordereaux de signatures qui m’étaient soumis avec 26 noms avant le mien. !
  • Si l’administration est ainsi désorganisée, elle est devenue aussi refermée sur elle-même ! Sans visiteurs, sans possibilité réelle pour le Parlement européen, seule Institution à essayer de travailler normalement, d’exercer ses prérogatives de contrôles ! Les experts des états participent à des réunions « en distanciel » qui limitent forcément les questions et facilitent les manipulations. Les acteurs de la société civile sont eux totalement désemparés, voient tomber des projets de lois venus de nulle part sans beaucoup de  possibilité d’interactions,
  • Il serait facile de tout mettre sur le dos de la pandémie. Dans cette tragédie, Ursula Von der Leyen s’est révélée fidèle à l’image (plutôt mauvaise ) qu’elle avait en Allemagne en tant que Ministre de la défense : autoritaire et ne s’appuyant que sur un tout petit noyau de fidèles. Devant les critiques sur la campagne de vaccination, elle n’a pas hésité à  faire porter la responsabilité sur sa collègue Commissaire chypriote puis sur son Vice-Président letton, sans jamais assumer elle-même les erreurs commises. On se rend compte ainsi qu’il s’agit donc bien d’une « erreur de casting » que de nommer une femme sans charisme ni vision pour l’Europe à ce poste stratégique. Une erreur que l’on doit à Emmanuel Macron qui ne voulait pas du Président du principal groupe politique au Parlement européen , Manfred Weber, qui aurait dû occuper le poste selon le principe, certes contesté, du « Spitzenkandidat » ( attribuer le poste de Président de la Commission européen au candidat officiel du parti arrivé en tête aux élections européennes ). Cette opposition forcenée d’Emmanuel Macron  à Manfred Weber était un affront contre le Parlement européen qui le lui a bien rendu en éliminant sa candidate Sylvie Goulard au poste de commissaire française (remplacée par Thierry Breton) . Mais c’était surtout une mauvaise manière contre la démocratie.  Devant cette impasse, Angela Merkel en a profité pour « exfiltrer » à Bruxelles sa Ministre de la Défense très contestée et mêlée à des affaires obscures de trafic d’influence et abus de pouvoir…
  • Sur l’affaire de l’accord avec la Chine, on a vu Ursula Von der Leyen imposer une de ses compatriotes au poste de « Directrice Générale » du Commerce (DG Trade) pour négocier à l’arraché un accord qui ne satisfait finalement que les intérêts de l’Industrie allemande..
  • Plus largement, le système de Bruxelles, de plus en plus opaque et dirigé par de haut-fonctionnaires, souvent arrogants et « hors sol », trouve ses limites dès qu’il s’agit dans le « concret » comme on le voit avec l’affaire des « vaccins » ! Le système européen, à bout de souffle, semble prêt d’imploser :

Le temps du « crépuscule des Bureaucrates de Bruxelles » n’est-il pas arrivé  ?

Henri Malosse

Plan de relance européen, un mirage ?

Le Plan de relance de l’Europe de 750 milliard d’€uros est-il en train de s’évaporer dans les nuages de Bruxelles ?

3 février 2021 : le commentaire d’Henri Malosse

Le « mirage » du plan de relance européen,

Un écran de fumée

Alors que l’économie des pays de la zone €euro a plongé de 5 à 10 % en 2021, surtout dans les pays les plus impactés que sont l’Italie, la France, l’Espagne et maintenant le Portugal, le fameux plan d’aide européen de 750 milliards d’Euros semble s’évaporer dans un écran de fumée !

Pourtant, quand il fut annoncé en mai 2020 lors d’une rencontre virtuelle entre Emmanuel macron et Angela Merkel, on aurait pu croire à un miracle :

Alors que l’UE avait été la grande muette au début de la pandémie, incapable de marquer sa solidarité en particulier à l’Italie première victime européenne du virus chinois ni d’assurer un contrôle effectif des frontières externes européennes (Bruxelles avait même assisté sans réagir à la fermeture des frontières entre pays de la zone Shengen ..) , l’annonce d’un emprunt européen pour soulager les pays les plus atteints par la pandémie avait été perçu comme une « divine surprise »

Même le secteur de l’hospitalité ( hôtels/restaurants…) s’était mise à espérer ! Le Commissaire européen en charge du tourisme, le Français Thierry Breton, avait même annoncé sur tous les médias un « plan Marshall pour sauver le tourisme » qui serait présenté en septembre 2020

On attend toujours…

Mais la « divine surprise » aura bien fait long feu !

Il aura fallu déjà 8 mois pour que de l’accord franco-allemand de mai 2020, l’UE accouche d’un plan en bonne et due forme en décembre 2020 ! Entre-temps, ce que l’on appelle les pays « frugaux » ou « grincheux » ont réduit les ambitions de ce plan en 3 temps et 3 mouvements :

  1. Près de la moitié du plan sera versé sous la forme de prêts à rembourser et non pas d’aides
  2. Une lourde mécanique bureaucratique qui va se mettre en place, dont tout connaisseur des affaires européennes peut pronostiquer des mois , voire des années de lourdeurs, aller-retours, comités d’experts, votes du Conseil..
  3. La possibilité pour les « grincheux » de bloquer des aides si elles ne seraient pas conformes aux 58 pages de recommandations sur ce qu’il faut et qu’il ne faut pas faire (en langue anglaise ) , sur ce qu’il faut ou ne pas financer ..

En ce mois de février, on croise les doigts pour avoir les premiers versements européens d’ici la fin de l’année, ce qui sera déjà bien tard … mais rien n’est moins sûr

Plusieurs facteurs d’inquiétude se font jour :

  •  Pour être effectif, le processus d’approbation du plan nécessite en outre une approbation des 27 parlements nationaux, toujours pas effective ( Blocage par exemple en Italie en raison de la crise politique ! )
  • La mécanique d’examen des plans nationaux à Bruxelles n’a pas été encore mise en place, en particulier le fameux Comité d’experts qui doit juger de la conformité des projets présentés par les Etats , en raison du COVID19 – ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a personne dans les bureaux de la Commission européenne à Bruxelles (à quelques rares exceptions) en dehors des malheureux gardiens, femmes de ménage, agents techniques. Les Eurocrates restent calfeutrés chez eux, hors du risque de se contaminer dans les transports publics comme le commun des mortels ..
  • Les négociations pour l’élaboration des plans se passent mal dans la plupart des états, notamment les principaux bénéficiaires du Sud (Italie, Espagne, France, Portugal..) : manque de concertation entre acteurs locaux et administrations nationales, conflits entre autorités régionales et étatiques, manque de consultation des acteurs économiques et sociaux, surtout PME et les secteurs les plus impactés qui semblent bien oubliés au profit des grandes compagnies nationales de transports, High-tech ou énergies…

Le plan de relance, l’Arlésienne de Bruxelles ?

Alors que la crise économique s’exacerbe en même temps que la pandémie perdure, alors que les montants mobilisés par l’Europe ( Italie : 65 Milliards €, Espagne 59 , France 37, Pologne 35, Allemagne 25,Grèce 24 ; Roumanie 20, Portugal 15, Bulgarie 10, Tchéquie 8,Hongrie 8, Belgique 5,1 Suède 4,7…) semblent aujourd’hui bien insuffisants pour relancer les économies et surtout les petites et moyennes entreprises, Indépendants, Artistes, Artisans on commence à se demander si le plan de relance européen ne va pas devenir l’Arlésienne de l’Europe.
Des voix se font de plus en plus entendre pour réclamer à Bruxelles d’accélérer la cadence : les fédérations de PME, le secteur de l’hospitalité et même des Politiques comme le Ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire mais aussi, bien plus surprenant le puissant Président du Bundestag, la chambre basse de l’Allemagne Fédérale, le redouté Wolgang Schaüble, ancien Ministre des Finances qui abjure l’UE de simplifier ses règles de fonctionnement , quitte à renoncer à certaines procédures !

Après le Fiasco des achats de vaccins, va-t-on voir le « Mirage » du Plan de relance de l’UE ?

Henri Malosse

Retards des vaccins #AstraZeneca ! Le nouvel Avatar du « vaccingate » de Bruxelles : Voilà le scandale :

Les retards d’AstraZeneca : Le dernier avatar du « vaccingate de Bruxelles

Plus les jours passent, plus on se rend compte que confier à la Commission européenne des achats groupés auprès des grands labos pour les vaccins COVID était une fausse bonne idée

L’annonce par Astrazeneca qu’il ne fournirait qu’à peu près 1/3 des 80 millions de doses prévues d’ici le printemps pour des raisons de capacités de production, met toute l’UE dans l’embarras et démontre encore une fois que le recours aux technocrates de Bruxelles, « conseillés » par des consultants probablement à la solde des BigPharmas était une fausse bonne idée !

Ces contrats ont été en effet signés bien tardivement par la Bureaucratie européenne (3 mois après ceux signés par les Britanniques, Israël et les USA entre autres) dans la plus grande confusion et le plus grand secret. Le prix exact des doses a été caché au public et aux médias mais on en a eu connaissance suite à une maladresse d’une Ministre belge !

Les Membres de la Commission « Santé » du Parlement européen ont juste eu droit il y a 2 semaine à lire en 45 minutes les contrats et encore les 2/3 du contenu étaient grisés pour ne pas être lus ! Soit disant pour respecter la confidentialité !?
ON apprend donc avec les retards d’Astrazeneca que les contrats ne prévoyaient AUCUN ENGAGEMENT FERME sur les DATES de LIVRAISON (Que de faire soin possible)

Il FAUT SE PINCER POUR Y CROIRE !

Ou Bien les TECHNOCRATES EUROPEENS sont des enfants de cœur (N’importe quel particulier qui commande un frigidaire demande des délais de livraisons fixes avec des règles de pénalités en cas de retards !!!)

Ou bien ils ont été induits en ERREUR PAR DES CONSULTANTS à leurs service CORROMPUS ! Ou Bien ils l’ont été EUX-MEMES !!

Retour sur les étapes du VACCINGATE :

Une idée pour redorer un blason bien terni !

Cette stratégie avait été suggérée  par les Bureaucrates de Bruxelles pour redorer leur image alors qu’ils avaient été notoirement absents lors de la première vague du COVID. On se souviendra de la Conférence de Presse début mars 2020 d’Ursula Von der Leyen, la Présidente de la Commission européenne, en présentant ses premiers 100 jours ne mentionnant même pas la pandémie ! Alors que l’Italie du Nord était submergée par le virus venu de Chine, Bruxelles était aux abonnés absents au point que le public italien s’était retourné contre l’inertie de Bruxelles alors que des masques, des tests et des équipes médicales étaient envoyées depuis la Russie, Cuba ou même le Venezuela !

Bien entendu, Emmanuel Macron a, par idéologie et ignorance, embrayé sur l’idée des Bureaucrates du Conseil des Ministres européens de l’UE, appuyés par ceux de la Commission européenne qui ont trouvé  là de quoi redorer leur blason bien terni !  

La peste porcine : une drôle de référence !

L’argument en faveur du recours à Bruxelles était que lors de la « peste porcine » de 2009 , les labos avaient mis les états en concurrence entre eux dans l’achat de vaccins ! Drôle de référence pour justifier le recours à la bureaucratie européenne qui ne cherche qu’à rattraper son absence sur le terrain lors du début de la pandémie !

Or depuis plus d’un mois et demi que le dispositif de Bruxelles a été mis en place, on en voit de plus en plus les inconvénients :

Retards à l’allumage ! La Bureaucratie européenne mise en accusation

L’addition des bureaucraties de l’Agence Européenne du Médicament pour donner le feu vert (fin décembre) et de la Commission européenne pour gérer et répartir les achats de vaccins a généré de 3 semaines à 1 mois et demi de délais supplémentaires. L’exemple d’Israël est probant qui a pu vacciné ¾ de sa population de plus de 60 ans au 8 janvier 2021 et sauvé ainsi de nombreuses vies.

Devant les retards, certains Etats comme l’Allemagne ou la Finlande ont menacé de commander directement des doses de vaccins aux Labos, notamment Pfizer, sans attendre les lots en provenance de Bruxelles. L’Allemagne d’ailleurs l’aurait fait en douce, comme d’autres Etats comme l’Autriche, la Finlande, la Grèce ou la Suède !

La Hongrie a commandé des vaccins russes et des vaccins chinois !

En Allemagne, les critiques contre les lenteurs et la bureaucratie de Bruxelles ont atteint un paroxysme ces derniers jours.

Alexander Von Schoenburg, le Rédacteur en Chef du « Bild Zeitung », le plus gros tirage de la presse allemande a déclaré « la technocratie européenne est sclérosée et va à la vitesse de l’escargot ».

Markus Söder, le Chef du parti social-chrétien CSU, le partenaire bavarois de la CDU d’Angela Merkel, a ajouté « l’UE est trop bureaucratique, on a commandé trop peu des bons vaccins et les procédures sur les prix ont été trop longues ».  Il a souligné aussi qu’il était « paradoxal qu’un vaccin produit en Allemagne soit disponible plus rapidement en dehors de l’UE  qu’en Allemagne elle-même» .

En réaction à ces retards, Angela Merkel s’est entretenu avec Vladimir Poutine sur la possibilité de produire en commun avec la Russie des vaccins .

L’Espagne s’est aussi plainte ces derniers jours des retards de livraisons dus à des problèmes de logistique

Une campagne dans le désordre :

L’annonce d’une distribution coordonnée et concertée des vaccins dans l’UE a été un véritable flop.

Ni sur la lancement de la campagne, ni sur les cibles prioritaires, ni sur l’homologation des vaccins, ni sur ses premiers résultats, ni sur les procédures employées, il n’y a la moindre cohérence !

La Hongrie et ont commencé la campagne de vaccination un jour avant la date proposée par Bruxelles. Les derniers chiffres connus sur les vaccinations montrent d’ailleurs de très grandes disparités : Le Danemark, pouvait se targuer le 3 janvier du taux de vaccination (sur 100 habitants) le plus important de l’UE (0,81), devant l’Allemagne (0,32), l’Italie (0,21), l’Estonie et la Croatie (0,19), ou encore l’Espagne (0,18). La France et les Pays-Bas sont les deux lanternes rouges avec des taux proches de 0,001 %

Selon les derniers chiffres, l’Allemagne a vacciné plus d’un demi-million de personnes comme l’Espagne, la France moins de 100 000

En dehors de l’UE, des pays ont pris de l’avance comme Israël (1/3 de la population), le Royaume Uni plus d’1,5 million jusqu’à présent et prévoit d’en vacciner 200 000 par jour , la Russie également aussi 1,5 million. Des pays aussi différents que l’inde ou le Maroc lancent aussi de grandes campagnes de vaccination dès à présent avec des ambitions bien plus grandes que les pays de l’UE §

La campagne de vaccination dans l’UE parait donc bien poussive !

Les pays de l’UE ont en outre des cibles très différentes dans leur ont eu des priorités différentes :  La France dans un premier temps a réservé les vaccins pour les personnes les plus fragiles des maisons de retraites alors l’Allemagne vaccine par tranches d’âges plus massivement et que l’Italie et la Pologne les réservent en priorité au personnel médical (ou aux célébrités en Pologne pour montrer l’exemple)

L’Allemagne a installé des « vaccinodromes » tandis que la France au début n’envisageait qu’un nombre limité de lieux (hôpitaux publics.. ) avant de changer , une fois de plus, de stratégie..

La campagne en Belgique  est très décentralisée au niveau des Régions et collectivités locales, tandis que le gouvernement français refuse jusqu’à présent l’aide des Régions et collectivités locales..

Les Pays-Bas avaient tout mise sur le vaccin Astra-Zenecca en raison de son faible coût mais l’Agence européenne du médicament, pourtant établi aux Pays-Bas, ne l’avait toujours pas homologué ! (alors qu’il va être largement distribué dans de nombreux pays comme l’inde)

La cacophonie européenne est impressionnante !

Pas assez de vaccins commandés ? Pourquoi ?

Plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la Finlande ont reproché à Bruxelles d’avoir acheté un nombre insuffisant de vaccins !

Poussée dans ses retranchements, en catastrophe, la Commission européenne vient d’annoncer le 8 janvier dernier qu’elle allait passer commande de 300 millions de doses supplémentaires de vaccin, y compris auprès des fabricants de vaccins bon marché, comme Astra Zenecca !

Comme si la Commission européenne ne connaissait le nombre d’habitants dans l’UE quand elle avait passé ses premières commandes en novembre 2020 !

Il se murmure à Bruxelles qu’il y a eu des pressions françaises pour retarder des achats massifs dans l’attente du vaccin de Sanofi ! « Honni soit qui mal y pense !!! »…

Le manque total de transparence et la question des prix :

La Commission européenne a agi dans cette affaire comme un intermédiaire entre les labos des Big pharmas et les états de l’UE. C’est la Commission européenne qui a acheté les vaccins en privilégiant les Big Pharmas, sans appels d’offres, en refusant de communiquer les prix d’achat et sans doute avec des clause d’exclusivité. Les Etats rachètent les doses selon des quotas établis en fonction de la population. Mais le plus grand flou demeurait sur les conditions dans lesquelles ces vaccins ont été achetés !

Car la Commission européenne refusait jusqu’à présent de donner des informations précises sur la façon dont les marchés ont été attribués ! Bien étrangement !

Dans le contrat passé par la Commission européenne, il y a bien donc une clause de confidentialité sur les prix : On se demande bien pourquoi, si ce n’est pour cacher qu’il y a eu peut être des ententes de prix entre certains des  Big pharmas (Pfizer, Modena, CureVac) , les premiers sur le marché étant les plus chers.

On sait maintenant grâce à une confidence de  la Secrétaire d’Etat belge Eva de Bleeker, qu’il y avait donc bien une clause de confidentialité ! Elle a révélé en effet le jeudi 17 décembre, les prix des doses de vaccins contre le Covid-19 qui auraient dû resté confidentiels. Des prix qui vont d’un multiple un à huit.

Lee plus chers sont ceux qui ont été achetés en premier par la Commission européenne : 12 € pour le Pfizer/BioNTech, premier à être mis sur le marché au royaume Uni début décembre et dans l’UE fin décembre ; 18 $ pour le vaccin Modena qui arrive sur le marché en Europe début janvier. Les autres annoncés seront moins chers ( 8,50 $ pour Johnson et Johnson, 10 € pour CureVac, et même seulement 1,78 € pour le vaccin du duo Oxford et AstraZeneca qui doit être autorisé fin janvier, 7,56 € pour celui que devraient sortir Sanofi et GSK à une date indéterminée

Par comparaison, le vaccin indien, bientôt mis sur le marché et commandé par de très nombreux pays en développement coûtera aux alentours de 3 € sur le marché international.

Le vaccin russe Sputnik 5, dont les autorités sanitaires russes disent qu’il est sûr à 92 %,  est vendu aux alentours de 8 € sur les marchés internationaux mais est délivré gratuitement à la population depuis début décembre.

Comme on le voit avec AstraZeneca, aucune date ferme de livraison avec menaces de pénalités de retard n’était contenu dans ces contrats en centaine de millions d’Euros ! étrange, Non ?

La Commission européenne a-t-elle délibérément commandé en premier les vaccins les plus chers ?

Pourquoi la Commission européenne s’est-elle aussi opposée « vent debout » à l’achat par la Hongrie du vaccin russe Sputnik 5 alors que maintenant la Chancelière Merkel envisage une coopération directe entre la Russie et l’Allemagne ?

Le scandale de l’absence de procédures transparentes pour l’achat des vaccins

Il  est dans les attributions de la Commission européenne de vérifier que les entités publiques dans les états Membres, administrations nationales et territoriales, appliquent bien les lois européennes sur la transparence des adjudications à partir d’un montant minimum ,selon qu’il s’agissent de travaux, de fournitures ou de services !

Combien de Municipalités tremblent quand elles doivent passer des marchés publics importants pour ne pas tomber sous les foudres de Bruxelles !

Mais l’Europe peut s’exonérer elle-même des lois qu’elle impose aux autres !

La Commission européenne se retranche derrière une des plus grandes absurdité des lois européennes : En matière de marchés publics, toutes les entités publiques de l’UE sont tenues de respecter des règles précises, y compris sur la transparence des adjudications . C’est une loi européenne qui s’applique à tous,  sauf à  l’UE elle-même.  En son temps, cette anomalie avait été dénoncée -je l’avais moi-même fait dans un avis du Comité Economique et Social européen sur les Marchés publics[1] – mais sans résultats.

L’appel d’offres des vaccins est le plus important jamais lancé par l’UE elle -même ! Et il n’est pas concerné par les lois européennes sur les marchés publics !

On en voit les effets maintenant ! 

Malgré de nombreuses demandes d’information émanant de Membres du Parlement européen, de groupes de la Société civile, d’avocats, la Commission européenne se retranche derrière cette lacune juridique et répond « Circulez, il n’y a rien à voir » . C’est ce qu’a déclaré la Directrice générale du Service compétent à la Commission européenne, Sandra Gallina, : « Révéler les termes des contrats mettrait en danger la mise sur le marché des vaccins » .

L’achat de vaccins par la Commission européenne : Une fausse-bonne idée 

On ne comprend toujours pas pourquoi les 27 ont confié ces achats groupés à la Commission européenne !

La Bureaucratie de Bruxelles pouvait-elle obtenir de meilleurs prix ? Les résultats sont loin d’être probants !

Une campagne coordonnée aurait-elle donné une meilleure image de l’Europe : la cacophonie démontre plutôt le contraire

Était-ce donc pour échapper aux obligations d’appels d’offres européens qu’on a fait appel paradoxalement à Bruxelles ?

Que se cache-t-il derrière cette bien étrange procédure ?

S’il pouvait être légitime de coordonner les efforts des Européens pour lutter contre la pandémie, ce qui n’a pas été fait ou bien trop tard, s’il peut être juste d’investir ensemble sur la recherche, pourquoi donc ce rôle bien étrange donné à une Bureaucratie connue pour ses lenteurs ?

Sur toutes ces questions, je réitère ma suggestion  d’établir une Commission d’enquête du Parlement européen et de poser les questions suivantes à la Commission :

1.    Quelle a été la valeur ajoutée réelle de la Commission européenne dans le processus de délivrance des vaccins à la population au vu de la cacophonie totale qui a prévalu dans la distribution, le calendriers, les méthodes..

  • Pourquoi aucunes dates de livraisons fermes ne figure dans ces contrats en centaine de millions d’Euros avec des pénalités e cas de retard, comme c’est l’usage pour des sommes bien moins importantes ?
  • Pourquoi a -t-on négligé dans un premier temps les vaccins bon marché ?
  • Pourquoi s’est on opposé à l’achat du vaccin Sputnik 5 ?
  • Des Etats Membres ont-ils fait pression sur la Commission européenne pour freiner les commandes dans l’attente de la mise sur le marché de vaccins de certains laboratoires nationaux ?
  • Des intermédiaires ont-ils été employés pour ces transactions sans appels d’offres ? Qui sont-ils ? Combien ont-ils été rétribués ?

[1] ces979-2008_ac_en.docUnrestricted -OPINION of the European Economic and Social Committee
on International public procurement (exploratory opinion)

Adopted 29/05/2008

When EU is selling itself to China’s Communist Regime !

Pushed by Germany for its industrial and Trade Interests, EU has signed between Christmas and New Year’s eve the most advantageous possible Deal for the Chinese Regime : See here the consequences for Europe

When Europe sells itself to Communist China: The remarkable gifts from Brussels to the Chinese Communist Party!

A few weeks ago, I wrote about the draft EU-China Investment Agreement: « When the Europeans are selling Europe to Beijing »/ “Quand les Bureaucrates de Bruxelles et de Pékin se donnent la main”. However, since the agreement was signed on the 27th of December 2020, every day we learn a little more about a document that holds many surprises in store, ­–going far beyond what I could have feared:

The sacrifice of the Uighurs, Tibetans and other dissidents!

As has already been stated in my previous articles, Brussels has accepted a vague declaration from the Chinese Communist Party on « sustained and continuous efforts to ratify the Convention of the International Labor Organization (ILO) against forced labor”. Criticism regarding the labor camps where millions of Uigurs, Tibetans and other dissidents are held, was the main reason for this declaration. Who are they trying to fool?

In other words, we know that Beijing is used to unfulfilled commitments:

To provide an example, China had an agreement with the British government to guarantee the autonomy of Hong Kong for 50 years, until 2047. However, in the last two years, China has carried out an almost total takeover of the territory by the use of laws that suspends democracy and allow the imprisonment of protesters.

Angela Merkel, in order to ensure business and industry opportunities from the Chinese market (cars, machine tools and other goods), has convinced her European partners to turn a blind eye to the reality of the Chinese concentration camps. Furthermore, if European investors profit from the cheap labor of political prisoners, the most ferocious capitalist-communist regime in the world on human rights and which does not hold any freedom of association, well it is still good for them!

Incredible concessions granted to China, of which the United Kingdom could not even dream about!

In terms of the control of public aid (the so-called state aid), in the name of the “sacred” competition law, we discover with amazement that Brussels is much less observant with the subsidies from Beijing to its state-owned companies than towards London for possible aid from the British Liberal government to its businesses!

You have to pinch yourself to believe it…and yet it is true:

Thus, the agreement would specify that the EU would turn a blind eye to any aid granted by the communist state to its companies, which are investing or carrying out operations in Europe below 533,000 € – (450,000 DSR which is the international unit of measurement used by the IMF) – For the United Kingdom, the deductible is only 325,000 DSR, around € 400,000!

And how do you compare the possible subsidies from Her Majesty’s Government to a few British companies that would participate in public contracts in the European Union with Beijing’s aggressive policy of sweeping all the big public contracts in Europe by reducing prices and posting cheap labor hands: Port of Piraeus, Port of Zeebrugge, Airport in Warsaw and Toulouse, Market of the 5G etc…?

The advantage of Chinese public companies is so obvious that the European Construction Industry Federation (FIEC) has sounded the alarm to Brussels! The results? The European Commission is going even further… by benefiting Chinese companies, which are already privileged with very low wage costs, because they belong to the Chinese Communist Party… Much more generous to the Beijing’s bureaucrats than to the United Kingdom’s, a 45-years Member of the Union! Astonishing, no?

To continue, in China no private companies exist! We recently witnessed that the state privatized the retail giant Alibaba simply because its CEO and creator, Jack Ma dared to criticize the financial management of the country’s Party. The latter has physically disappeared for 3 months. Perhaps he also joined the Uighurs, whom he exploited, in imprisonment camps! Beautiful country!

China’s commitment to limit its subsidies to companies was also the subject of a commitment from Beijing when it joined the World Trade Organization (WTO) in 2001, a commitment that was not fulfilled! But never mind, Brussels have trust!

« Stronger than the Polish Plumber »- We will have the Chinese Encoder on our territory

Stronger than the « Polish plumber », who was authorized to come and work on the whole European territory by the European Directive « Posting of Workers » for more than twenty years. Now we will have the engineer, the encoder, the computer scientist, the Chinese economist who will be able to come and work in Europe for up to 3 years with easier entry and residence procedures! The simplified procedures will therefore allow state-owned Chinese PC companies to second engineers, encoders, computer scientists, managers and undoubtedly specialized workers, under Chinese conditions, to work in the companies they have bought or on the job markets that they will have won thanks to price and social dumping! A new disaster for employment in Europe!

British citizens will not benefit from these favors either! Incredible but true!

A colossal victory for Beijing

The EU-China investment deal can be characterized as a « colossal victory » for China, wrote Janka Oertel, Director of a think tank specializing in Europe-China relations. The European Commission seems to be completely in Beijing’s pay. Has Ursula Von der Leyen become Xi-Jinping’s People’s Commissioner in Europe?

Another revealing story: we also learned that the same President of the European Commission spoke out against the possibility for an EU Member State (Victor Orban’s government) to buy COVID vaccines from Russia on the pretext that this would break the European solidarity of group purchases by Brussels. But the same Ursula Von der Leyen, unflinchingly, has just authorized on January 15th Viktor Orban to buy the Chinese vaccine; double standards, and yet nothing is too good to please Beijing.

Be awakened, be opposed!

Let us, therefore, ensure that the parliaments of Europe and the 27 European nations refuse to ratify such an unbalanced text, and, let’s face it, a despicable one! But a day will come when we will have to investigate the reasons for this submission!

Hm