Les cadeaux de Bruxelles à la Chine

Quand l’Europe se vend à la Chine communiste : Les cadeaux incroyables de Bruxelles au PC Chinois !

Il y a quelques semaine, j’écrivais, à propos du projet d’accord UE-Chine sur les Investissements  « quand les Bureaucrates de Bruxelles et de Pékin se donnent la main », mais depuis l’accord a été signé en catimini le 27 décembre dernier et chaque jour on en apprend un peu plus sur un document qui réserve bien des surprises qui vont bien au-delà de ce que je pouvais redouter :

Les Ouighours, Tibétains et autres dissidents sacrifiés !

Comme dit , Bruxelles a déjà accepté, face aux critiques sur les camps de travail où sont parqués des millions d’Ouigours, Tibétains et autres dissidents, une vague déclaration du PC Chinois sur « des efforts soutenus et continus pour ratifier la Convention de l’Organisation Internationale du travail (OIT) contre le travail forcé »
De qui se moque-t-on ?

Quand on sait que Pékin est coutumier des engagements non tenus,

La Chine a l’habitude d’ailleurs de ne pas respecter ses engagements, comme par exemple celui auprès du gouvernement britannique de garantir l’autonomie de Hong Kong pour 50 ans, jusqu’en 2047, alors qu’il a effectué ces deux dernières années une reprise en main quasi-totale du territoire avec des lois qui étouffent la démocratie et permettent d’emprisonner les contestataires.

Mais pour assurer les débouchés dont l’industrie allemande a tant besoin sur le marché chinois, voitures, machines-outils et autres, Angela Merkel a convaincu ses partenaires européens, de fermer les yeux sur la réalité de l’univers concentrationnaire chinois . Et si les investisseurs européens profitent du travail bon marché des prisonniers politiques et du régime capitalisto-communiste le plus féroce au monde en matière de droits de l’homme , sans liberté syndicale, Eh bien c’est encore tout bénéfice pour eux !

Des concessions incroyables accordées à la Chine, dont le Royaume-Uni pourrait rêver !

En matière de contrôle des aides publiques (dîtes aides d’Etat) , au nom de la sacro-sainte loi de la concurrence on découvre avec stupeur que Bruxelles est bien moins regardant moins regardante avec les subsides de Pékin à ses entreprises étatisées que vis-à-vis de Londres pour des aides possibles du gouvernement britannique libéral à ses entreprises !

Il faut se pincer pour le  croire. ..et pourtant c’est vrai :  

Ainsi l’accord stipulerait que l’UE fermerait les yeux sur toute aide accordée par l’état communiste à ses entreprises investissant ou réalisant des opérations en Europe en deçà de 533000 € – ( 450 000 DSR qui est l’unité de mesure internationale utilisé par le FMI ) – Pour le Royaume-Uni, la franchise n’est que de 325 000 DSR soit à peu près 400.000 € !

Et comment comparer les possibles subventions du gouvernement de sa Majesté à quelques entreprises britanniques qui participeraient à des marchés publics dans l’Union européenne à la politique agressive de Pékin qui rafle tous les gros marchés publics en Europe en cassant les prix et détachant ses travailleurs à bon marché :  ports du Pyrée, Port de Zeebrugge, Aéroport à Varsovie et Toulouse,  Marché de la 5 G etc.. ?

L’avantage des entreprises publiques chinoises est si manifeste que l’organisation européenne des entreprises de travaux publics (FIEC) a tiré la sonnette d’alarme à Bruxelles ! résultat ? La Commission européenne va encore plus loin…pour avantager les entreprises chinoises, déjà avantagées car appartenant de fait au PC chinois, avec des charges salariales très faibles…Bien plus généreuse avec les bureaucrates de Pékin qu’envers le Royaume-Uni, Membre pendant 45 années de l’Union ! Etonnant, non ?

Il n’y a pas d’entreprises privées en Chine ! On a vu récemment que l’Etat a privatisé le géant de l’€Commerce Alibaba tout simplement parce que son PDG et créateur, Jack Ma avait osé mettre des critiques sur la gestion financière du Parti par le pays. Ce dernier d’ailleurs a physiquement disparu depuis 3 mois.. Peut-être a-t-il rejoint d’ailleurs les ouighours, qu’il exploitait, dans des camps d’internement ! Beau pays !

L’engagement de la Chine d’ailleurs à limiter ses subventions aux entreprises avait fait aussi l’objet d’un engagement de Pékin lorsqu’il avait rejoint l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en 2001.. engagement non tenu d’ailleurs ! Mais qu’à cela ne tienne, Bruxelles fait confiance !

« Plus fort que le plombier polonais », Nous aurons l’Encodeur chinois sur notre sol

Plus fort que le « plombier polonais » autorisé à venir travailler sur l’ensemble du territoire européen par la Directive européenne « Détachement des Travailleurs » depuis plus d’une vingtaine d’années, nous aurons l’ingénieur, l’encodeur, l’informaticien, l’économiste chinois qui pourra venir travailler jusqu’à 3 ans en Europe avec des procédures d’entrée et de séjour facilitées ! Les procédures simplifiées permettront donc aux entreprises étatiques du PC chinois de détacher des ingénieurs, des encodeurs, des informaticiens, des gestionnaires mais aussi sans doute des ouvriers spécialisés, aux conditions chinoises, pour travailler dans les entreprises qu’ils auront racheté ou sur les marchés de travaux qu’ils auront gagné grâce à un dumping sur les prix et un dumping social ! Une nouvelle catastrophe donc pour l’emploi en Europe !

 Les citoyens britanniques ne bénéficieront pas non plus de ces faveurs ! Incroyable mais vrai !

Une victoire colossale pour Pékin

L’accord UE-Chine sur les investissements est une « victoire colossale » pour la Chine a écrit Janka Oertel, Directeur d’un think tank spécialisé dans les relations Europe-Chine. La Commission européenne semble être complètement à la solde de Pékin . Ursula Von der leyen est-elle devenue la Commissaire du Peuple de Xi-Jinping en Europe ?

Une autre histoire révélatrice : on apprend que cette même Présidente de la Commission européenne s’est élevée vent debout contre la possibilité pour un état Membre de l’UE d’acheter des vaccins anti COVID en Russie (c’était Viktor Orban ) au prétexte que cela casserait la solidarité européenne d’achats groupés par Bruxelles. Mais la même Ursula Von der Leyen, sans broncher, vient d’autoriser ce 15 Janvier le même Viktor Orban a acheté ..le vaccin chinois ; Deux Poids, Deux mesures, et rien n’est trop beau pour faire plaisir à Pékin

Réveillons Nous et Opposons Nous !

Faisons donc en sorte que les parlements européens et des 27 nations européennes refusent de ratifier un texte aussi déséquilibré, et, disons-le, ignoble ! Mais un jour viendra où il faudra enquêter sur les raisons de cette soumission !

Hm

Les plans de relance européen et français sont-ils « à coté de la plaque » ?

Aucune baisse d’impôts pour les particuliers, très peu pour la jeunesse ! beaucoup aux grands groupes dont a va devoir éponger le déficit (SNCF) – saupoudrage -frais administratifs et cadeaux aux consultants (amis)

https://www.youtube.com/watch?v=sXLFRdEFhCw&t=113s

Le plan de relance français est à coté de la plaque, il ne répond pas à la crise qui va s’abattre sur notre pays dès que les aides vont s’arrêter :

  • des centaines de milliers de jeunes sans emplois ni perspectives d’emplois,
  • des dizaines de milliers de petites entreprises, notamment dans l’hospitalité, tourisme, métiers de bouche et bien d’autres en cessation de paiement
  • des dizaines de milliers d’auto-entrepreneurs sur le carreau
  • des milliers de pêcheurs, agriculteurs, artisans sans travail..

Face à cette situation l’Etat centralisé ne pense que grands travaux, cadeaux aux amis des nouvelles technologies, projets dits « écologiques » mais qui ne sont que des aides aux groupes comme Veolia, EDF etc..

Aucune concertation avec les collectivités locales et acteurs de terrain, comme l’ont montré le refus par le gouvernement français du Plan Salvezza de la Corse, voté à l’unanimité tous bords confondus par l’Assemblée de Corse !

Quelques idées :

1 : réduire les impôts pour tous /réduire la bureaucratie et les bureaucrates inutiles des Ministères, Directions régionales ..tout le centralisme jacobin français qui double ce que font les collectivités territoriales

Mais aussi la bureaucratie dans les hopitaux, écoles …

Un exemple : 50% de plus d’administration dans un hôpital public que dans une clinique privée pour le même nombre de lits..

https://www.youtube.com/watch?v=P3ZEXxk4d3s

2. Autre idée :

Donner une aide (subvention et prêt d’honneur sans intérêts pour 10 ans) aux moins de 30 ans qui s’engagereient à plusieurs ( Plus de 3 ) sur des projets :

  • écolos (climat, biodiversité, nature..)
  • sociaux
  • européens
  • d’entreprenariat
  • artisans, auto-entrepreneurs, agriculteurs..

Les aides ne seraient pas gérées par les administrations mais par le milieu associatif ou professionnel au plan LOCAL en leur attribuant des « Subventions Globales » qu’ils géreraient en liberté avec contrôle a posteriori (IL FAUT FAIRE CONFIANCE )

Donner plus de poids aux propositions des citoyens européens

L

Les Initiatives Citoyennes Européennes, peuvent devenir un véritable outil pour démocratiser les Institutions européennes, si on en facilite l’usage et en renforce le poids

Une Europe dont on pourrait rêver 

1 Le moteur Citoyen !

J’ai esquissé, à la fin de mon roman d’anticipation, « le crépuscule des bureaucrates », ce que pourrait être une Europe de nos rêves, bâtie à partir des gens et des territoires, et non pas une Europe d’en-haut , dirigée par des Elites vivant dans l’opulence, coupées des réalités de la vie quotidienne et aveuglées par leur suffisance et en réalité par leur ignorance.

Le temps va venir très vite d’une remise en cause de ce qu’est devenue la belle idée de Jean Monnet, Robert Schuman et les autres Pères Fondateurs, qui était censée émanciper les Européens et les protéger du retour de la guerre et de la menace soviétique. A la place on a eu, à partir de la fin des années 1980, une machine de plus en plus bureaucratique, convertie par facilité à l’idée du libre-échange universel, sans foi ni loi autres que le marché et l’économie. Les timides initiatives en faveur des gens, petits entrepreneurs, étudiants, chômeurs, artisans, paysans, se sont vite trouvées noyées sous la pression des lobbies en faveur de la finance internationale et des grands groupes dominants.

Dans le même temps, une tendance dangereuse s’est développée auprès de la bureaucratie européenne a vouloir imposer sa vision de la société à toute la population européenne au nom de valeurs prétendument universelles et d‘un état de droit théorique correspondant simplement à ce que le monde économique, dans ce qu’il a de plus froid et impitoyable, pourrait rêver : faire des gens de simples « producteurs et consommateurs », en leur enlevant leur part d’âmes, de conscience, de rêves, de mystique et de religieux. Il faudrait toutes et tous penser pareil, avec un monde divisé en « Bons et Méchants » , être tous connectés en permanence à nos téléphones et accepter de se faire ficher, localiser, espionner.

Je suis effrayé par la fascination exercée par la dictature de Pékin sur la bureaucratie européenne qui lui trouve toutes les vertus , imaginez une dictature du parti unique, sans aucune liberté d’expression au service d’un projet simplement économique et capitaliste !

Je suis effrayé quand je vois qu’en France, dans ses temps de pandémies, les grandes surfaces sont ouvertes et les petits commerces et les églises fermés, les magasins de bricolage déclarés « essentiels » alors que les librairies ne le sont pas !

Le réveil citoyen que j’appelle de mes vœux ne peut venir que des gens eux-mêmes et des territoires dans lesquels ils vivent !

Je voudrais faire dans ce Blog quelques propositions modestes et concrètes pour changer l’Europe, sans faire table-rase du passé car ce serait trop facile !

J’ai été rempli d’espoir au début de cette année en découvrant qu’à la fin de l’année dernière, le parlement européen avait finalement voté une loi européenne pour déclarer l’ « eau » un bien commun et obliger ainsi à en assurer l’accès à toutes et à tous , y compris au verre d’eau gratuit dans les cafés et restaurants (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui par exemple en Belgique où on vous oblige à payer pour de l’eau minérale quand on veut un verre d’eau). Cette directive est directement issue d’une Initiative Citoyenne Européenne, lancée il y a plus de 6 ans (Right2water) qui a réuni plus de 2 millions de signatures venant de la plupart des pays européens !

C’est la première Initiative citoyenne européenne qui se voit ainsi officiellement concrétisée. J’avais en son temps accueilli dans une séance plénière publique de l’Institution que je présidais, le Comité Economique et Social Européen,

C’est d’ailleurs très regrettable que cette nouvelle loi européenne ait reçue si peu de publicité !

Je voudrais d’ailleurs ajouter qu’une autre Initiative européenne, « Onesingletarif », porté par des jeunes activistes pour que les compagnies téléphoniques cessent de faire payer exagérément aux utilisateurs de téléphones portables les communications entre pays européens (ce qui s’appelle le « roaming » et vous fait payer la réception de communications venant d’un autre pays ). Bien que l’initiative n’avait pas pu obtenir plus de 300 000 signatures alors qu’il en faut 1 million pour qu’elle puisse être prise en considération, elle a servie de lanceur d’alerte et a amené le législateur européen, Parlement européen en particulier, à supprimer effectivement le « roaming » dans l’Union européenne en 2016 !

Mais pour une ou deux initiatives finalement amenées à leur fins, des dizaines d’autres ont été ou abandonnés ou tombés dans l’oubli des placards de la commission européenne.

C’est en effet d’abord un véritable parcours du combattant pour des associations de citoyens que de pouvoir proposer une Initiative citoyennes :

  • Il faut d’abord être agréé par la Commission européenne qui examine les motifs de l’Initiative en cherchant systématiquement les motifs possibles pour la rejeter (le sujet n’est pas de compétence de l’UE, pas assez de pays concernés …)
  • Une fois agréé, si on a la chance, c’est un parcours du combattant pour recueillir les signatures, certains pays comme la France exigeant la certification des signatures avec la présentation d’un document d’identité
  • Des frais élevés de traduction et de promotion qui ne sont pas pris en charge
  • Une fois le million de signatures obtenues, provenant au moins de 7 états de l’UE, il n’y aucune obligation pour la Commission européenne d’y répondre favorablement. Sans l’intervention du Parlement sur l’eau, nous aurions le triste record de 100 % d’Initiatives éligibles (une dizaine jusqu’à présent) rejetées !

Je propose donc, au contraire, dans le cadre actuel du traité ou avec des adaptations qui ne nécessiteraient pas forcément une révision, des modifications qui feraient de l’Initiative Citoyenne un véritable outil pour que l’Europe écoute davantage les citoyens :

  • Agréer systématiquement toutes les propositions d’Initiatives Citoyennes Européennes – la seule sanction sera celle des signatures !
  • Assouplir et simplifier les conditions de recueil des signatures en s’alignant sur les pays où elles sont les plus légères
  • Apporter une aide financière aux associations portant des Initiatives (avec cette fois ci un « agrément » de conformité délivré par une instance indépendante comme le Comité Economique et Social Européen (CESE). J’avais en tant que Président en 2014 accordé que le CESE puisse assurer à ses frais les traductions nécessaires pour le recueil de signatures des Initiatives que nous avions sélectionnées

Donner un rôle au Parlement européen dans l’examen par la Commission européenne des Initiatives portées par des associations qui ont recueilli le million de signatures dans au moins 7 pays. Le Parlement européen serait ainsi appelé à, par résolution, apporter ou pas un soutien à l’ICE proposée – On pourrait imaginer aussi un système ou si plus de 100 Députés européens soutiennent l’ICE, la Commission européenne est obligée de transformer une ICE en proposition de loi. Des avis pourraient être aussi demandés en appui aux institutions consultatives ( Comité Economique et Social, Comité des Régions) en fonction des thématiques retenues

Le jour où les Traités européens seront révisés, je proposerais de lier directement les ICE au Parlement européen, et non plus à la Commission européenne. Ce sont des Elus des citoyens qui doivent statuer sur leurs propositions et non une instance non élue.

Ma prochaine proposition dans quelques jours portera sur le rôles des territoires dans une nouvelle Europe..

vaccin’s deal : What the European Commission want to hide ??

Even to the MEPS, the European Commission put unbelievable restrictions of informations about the Deals !!

WHAT the EC Commission want to Hide on the vaccin’s Deal ?

As the European Parliament has issued complains about lack of transparency,, finally the European Commission accepted to present the contracts to EP Health Commission with some restrictions: 45 minutes lecture maximum; no copy or photos, some paragraphs deleted ! UNBELIEVABLE

The more the days go by, the more we realize that entrusting the European Commission with mass purchases of COVID vaccines from major labs, was a false idea.

An idea to restore a badly “tarnished coat of arms”!

This strategy was devised by the Brussels’ Bureaucrats to improve their image since they have been notoriously absent during the first wave of COVID. In early March, Ursula Von der Leyen, the President of the European Commission, gave a press conference regarding her first 100 days in office. Her speech will be mostly remembered by the fact that she failed to mention the ongoing pandemic crisis! As Northern Italy was overwhelmed by the virus from China, Brussels was absent to the point that the Italian public opinion had turned against this apathy, as masks, tests and medical teams were sent from Russia, Cuba or even Venezuela!

Of course, Emmanuel Macron, through ideology and ignorance, embraced the idea of the Brussels’ Bureaucrats!

However, for more than a month and a half since the Brussels’ system was put in place, we continue to see more and more drawbacks:

Delays in the ignition! European Bureaucracy indicted

Bureaucratic acts were increased by the European Medicines Agency (tasked to give the green light to the first vaccine -end of December) and by the European Commission, which had to manage the distribution of the vaccines. Thus, 3 weeks of procedures have been turned to 1 and a half month. On the other hand, Israel was able to immunize ¾  of its population over 60 years of age as of January 8, 2021 and thus saved many lives.

Faced with the delays, some states such as Germany and Finland have threatened to order doses of vaccines directly from the Labs, in particular from Pfizer, without waiting for the batches from Brussels

In Germany, criticism of Brussels’ slowness and bureaucracy has reached a peak in recent days.

Alexander Von Schoenburg, Editor-in-Chief of « Bild Zeitung », the biggest newspaper in the German press, said « European technocracy is sclerotic and moving at snail speed ».

Markus Söder, Leader of the Social-Christian Party CSU, Angela Merkel’s Bavarian CDU partner, added “The EU is too bureaucratic, too few of the good vaccines have been ordered and the pricing procedures have been taking much longer”. He also stressed that it was « paradoxical that a vaccine produced in Germany is available more quickly outside the EU than in Germany itself ».

In reaction to these delays, Angela Merkel spoke to Vladimir Putin about the possibility of jointly producing vaccines with Russia.

Spain has also complained in recent days about delays in deliveries due to logistical problems.

A campaign in disorder:

The announcement of a coordinated and determined vaccine distribution strategy in the EU was a failure.

Neither on the launch of the campaign, nor the priority targets, nor the approval of vaccines, nor its first results, nor the procedures used, no consistency exists!

More precisely, Hungary started the vaccination campaign one day before the date proposed by Brussels. The latest figures on vaccinations also show very large disparities: Denmark, on January 3, could claim the highest vaccination rate (per 100 inhabitants) in the EU (0.81), ahead of Germany (0.32), Italy (0.21), Estonia and Croatia (0.19), and Spain (0.18). France and the Netherlands are the two red lanterns with rates close to 0.001%

In other words, the abovementioned countries had different priorities: France initially reserved vaccines for the most vulnerable people in retirement homes, while Germany vaccinates people massively according to their age group, and Italy and Poland reserve them primarily for the medical staff (or for celebrities in Poland, to set an example)

Germany has installed « vaccinodromes », while at the beginning France only envisaged a limited number of places (public hospitals …) before changing, once again, its strategy.

The campaign in Belgium is very decentralized at the level of the Regions and local authorities, while the French government has so far refused aid from the Regions and local authorities.

The Netherlands had put everything on the AstraZeneca vaccine because of its low cost, but the European Medicines Agency, which is based in the Netherlands, still has not approved it! (while it will be widely distributed in many countries such as India)

An impressive European cacophony!

Not enough vaccines ordered? Why?

Several countries including Germany, Austria, Spain and Finland have criticized Brussels for having bought an insufficient amount of vaccines!

Consequently, and by being under a lot of pressure, the European Commission announced on January 8 that it was going to order 300 million additional doses of vaccine, including from cheap vaccine manufacturers, such as AstraZeneca!

As if the European Commission did not know the number of inhabitants in the EU when it placed its first orders in November 2020!

Some people in Brussels believe that the reluctance in buying more vaccines is caused by 2 factors. Firstly, the vague conditions of contracts that the Commission has signed with large laboratories, and secondly, the French pressure to delay massive purchases while waiting for the vaccine from Sanofi! « shame on anyone who thinks evil of it!!! « …

The total lack of transparency and the question of prices:

The European Commission acted as an intermediary between the labs of the big pharmaceutical companies and the EU Member States. It was the European Commission that bought the vaccines by favoring the Big Pharmas, without calling for tenders, by refusing to communicate the purchase prices and probably with exclusivity clauses. States buy back the doses based on the total number of their inhabitants. But the greatest vagueness remained on the conditions under which these vaccines were purchased!

The main reason for this situation is that the European Commission has so far refused to give precise information on how the contracts have been conducted! Strangely enough!

The contracts that the European Commission has signed, included a confidentiality clause on prices: by taking under consideration that the first vaccine on the European market was the most expensive one, one is left to wonder that the Commission may have wanted to hide the price agreements between some of the Big Pharmas (Pfizer, Modena, CureVac).

We now know, thanks to a secret from Belgian Secretary of State Eva de Bleeker, that there was indeed a confidentiality clause! She revealed, on Thursday, December 17, the prices of the doses of vaccines against Covid-19 which should have remained confidential. Prices that range from a multiple one to eight.

The most expensive are the ones bought first by the European Commission: €12 for Pfizer / BioNTech, the first to hit the market in the UK at the beginning of December and in the EU at the end of December; $18 for the Modena vaccine, which hits the market in Europe in early January. The others announced will be cheaper ($8.50 for Johnson and Johnson, €10 for CureVac, and even only €1.78 for the vaccine from the duo Oxford and AstraZeneca which must be authorized at the end of January, €7.56 for the one that Sanofi and GSK expected to release at an undetermined date.

By comparison, the Indian vaccine, will be soon available on the market and has been ordered by a large number of developing countries, and will cost around €3 on the international market.

The Russian Sputnik 5 vaccine, which Russian health authorities indicate that it is 92% safe, has been sold for around €8 in international markets, but it has been dispensed free to the population since early December.

Did the European Commission intentionally order the more expensive vaccines first?

Why has the European Commission also been « impulsive » against Hungary’s purchase of the Russian Sputnik 5 vaccine when Chancellor Merkel is now considering direct cooperation between Russia and Germany?

The scandal of the lack of transparent procedures for purchasing vaccines

It is within the remit of the European Commission to verify that public entities in the Member States, national and territorial administrations, apply European laws on the transparency of auctions beginning from a minimum amount, depending on whether the public entities refer to work, supplies or services!

How many Municipalities tremble when they have to pass major public contracts so as not to fall under the wrath of Brussels!

But Europe can exempt itself from the laws it imposes on others!

The European Commission is hiding behind one of the greatest illogicalities of the European law: In terms of public procurement, all public entities in the EU are required to comply with specific rules, including on the transparency of auctions. It is a European law which applies to everyone except the EU itself. In its time, this anomaly had been condemned – I myself had done so in an opinion of the European Economic and Social Committee on Public Procurement[1] – however without results.

The vaccine tender is the largest ever launched by the EU itself! And it is not affected by European laws on public procurement!

We can see the effects now!

Despite numerous requests for information from Members of the European Parliament, civil society groups and lawyers, the European Commission takes refuge behind this legal loophole and responds, « Move on, there is nothing to do ». This is what the Director-General of the relevant department at the European Commission, Sandra Gallina, said: « Revealing the terms of contracts would endanger the placing of vaccines on the market ».

As the European parliament has issued complains, finally ( the 10/01) the European Commission accepted to present the contracts to EP Health Commission with some restrictions: 45 minutes lecture maximum; no copy or photos, some paragraphs deleted

UNBELIEVABLE

The purchase of vaccines by the European Commission: A bad idea

We still do not understand why the 27 entrusted these group purchases to the EuropeanCommission!

Could the Brussels’ Bureaucracy get better prices? The results are far from convincing!

Would a coordinated campaign have given a better image of Europe: the cacophony shows rather the opposite?

Was it therefore to escape the obligations of European calls for tenders that we paradoxically appealed to Brussels?

What is behind this very strange procedure?

If it could have been legitimate for Europeans to coordinate their fight against the pandemic -which has not happened or has happened too late- if it could have been right to invest together in research, then why the European Commission took this role? It seems strange that the Member States gave the Commission this role while knowing the slowness of the Bureaucracy!


[1] ces979-2008_ac_en.docUnrestricted -OPINION of the European Economic and Social Committee
on International public procurement (exploratory opinion)

Adopted 29/05/2008

La campagne de vaccination de l’UE, un train d’escargot ?

De plus en plus de voix se font entendre en Europe pour critiquer le rôle qui a été attribué à Bruxelles dans le distribution des vaccins anti COVID19 : lenteurs, retards, cacophonie, manque de cohérence

Bruxelles responsable des retards sur les vaccins ? (2) version corrigée

Plus les jours passent, plus on se rend compte que confier à la Commission européenne des achats groupés auprès des grands labos pour les vaccins COVID était une fausse bonne idée

Une idée pour redorer un blason bien terni !

Cette stratégie avait été Imaginée par les Bureaucrates de Bruxelles pour redorer leur image alors qu’ils avaient été notoirement absents lors de la première vague du COVID. On se souviendra de la Conférence de Presse début mars 2020 d’Ursula Von der Leyen, la Présidente de la Commission européenne, en présentant ses premiers 100 jours ne mentionnant même pas la pandémie ! Alors que l’Italie du Nord était submergée par le virus venu de Chine, Bruxelles était aux abonnés absents au point que le public italien s’était retourné contre l’inertie de Bruxelles alors que des masques, des tests et des équipes médicales étaient envoyées depuis la Russie, Cuba ou même le Venezuela !

Bien entendu, Emmanuel Macron a, par idéologie et ignorance, embrayé sur l’idée des Bureaucrates de Bruxelles comme beaucoup de médias ou acteurs des Institutions européennes ignorants de ce qu’est la réalité de la Bureaucratie européenne

La peste porcine : une drôle de référence !

L’argument en faveur du recours à Bruxelles était que lors de la « peste porcine » de 2009 , les labos avaient mis les états en concurrence entre eux dans l’achat de vaccins ! Drôle de référence pour justifier le recours à la bureaucratie européenne qui ne cherche qu’à rattraper son absence sur le terrain lors du début de la pandémie !

Or depuis plus d’un mois et demi que le dispositif de Bruxelles a été mis en place, on en voit de plus en plus les inconvénients :

Retards à l’allumage ! La Bureaucratie européenne mise en accusation

L’addition des bureaucraties de l’Agence Européenne du Médicament pour donner le feu vert (fin décembre) et de la Commission européenne pour gérer et répartir les achats de vaccins a généré de 3 semaines à 1 mois et demi de délais supplémentaires. L’exemple d’Israël est probant qui a pu vacciné ¾ de sa population de plus de 60 ans au 8 janvier 2021 et sauvé ainsi de nombreuses vies.

Devant les retards, certains Etats comme l’Allemagne ou la Finlande ont menacé de commander directement des doses de vaccins aux Labos, notamment Pfizer, sans attendre les lots en provenance de Bruxelles. L’Allemagne d’ailleurs l’aurait fait en douce, comme d’autres Etats comme l’Autriche, la Finlande, la Grèce ou la Suède !

En Allemagne, les critiques contre les lenteurs et la bureaucratie de Bruxelles ont atteint un paroxysme ces derniers jours.

Alexander Von Schoenburg, le Rédacteur en Chef du « Bild Zeitung », le plus gros tirage de la presse allemande a déclaré « la technocratie européenne est sclérosée et va à la vitesse de l’escargot ».

Markus Söder, le Chef du parti social-chrétien CSU, le partenaire bavarois de la CDU d’Angela Merkel, a ajouté « l’UE est trop bureaucratique, on a commandé trop peu des bons vaccins et les procédures sur les prix ont été trop longues ».  Il a souligné aussi qu’il était « paradoxal qu’un vaccin produit en Allemagne soit disponible plus rapidement en dehors de l’UE  qu’en Allemagne elle-même» .

En réaction à ces retards, Angela Merkel s’est entretenu avec Vladimir Poutine sur la possibilité de produire en commun avec la Russie des vaccins .

L’Espagne s’est aussi plainte ces derniers jours des retards de livraisons dus à des problèmes de logistique

Une campagne dans le désordre :

L’annonce d’une distribution coordonnée et concertée des vaccins dans l’UE a été un véritable flop.

Ni sur la lancement de la campagne, ni sur les cibles prioritaires, ni sur l’homologation des vaccins, ni sur ses premiers résultats, ni sur les procédures employées, il n’y a la moindre cohérence !

La Hongrie et ont commencé la campagne de vaccination un jour avant la date proposée par Bruxelles. Les derniers chiffres connus sur les vaccinations montrent d’ailleurs de très grandes disparités : Le Danemark, pouvait se targuer le 3 janvier du taux de vaccination (sur 100 habitants) le plus important de l’UE (0,81), devant l’Allemagne (0,32), l’Italie (0,21), l’Estonie et la Croatie (0,19), ou encore l’Espagne (0,18). La France et les Pays-Bas sont les deux lanternes rouges avec des taux proches de 0,001 %

Selon les derniers chiffres, l’Allemagne a vacciné plus d’un demi-million de personnes comme l’Espagne, la France moins de 100 000

En dehors de l’UE, des pays ont pris de l’avance comme Israël (1/3 de la population), le Royaume Uni plus d’1,5 million jusqu’à présent et prévoit d’en vacciner 200 000 par jour , la Russie également aussi 1,5 million. Des pays aussi différents que l’inde ou le Maroc lancent aussi de grandes campagnes de vaccination dès à présent avec des ambitions bien plus grandes que les pays de l’UE §

La campagne de vaccination dans l’UE parait donc bien poussive !

Les pays de l’UE ont en outre des cibles très différentes dans leur ont eu des priorités différentes :  La France dans un premier temps a réservé les vaccins pour les personnes les plus fragiles des maisons de retraites alors l’Allemagne vaccine par tranches d’âges plus massivement et que l’Italie et la Pologne les réservent en priorité au personnel médical (ou aux célébrités en Pologne pour montrer l’exemple)

L’Allemagne a installé des « vaccinodromes » tandis que la France au début n’envisageait qu’un nombre limité de lieux (hôpitaux publics.. ) avant de changer , une fois de plus, de stratégie..

La campagne en Belgique  est très décentralisée au niveau des Régions et collectivités locales, tandis que le gouvernement français refuse jusqu’à présent l’aide des Régions et collectivités locales..

Les Pays-Bas avaient tout mise sur le vaccin Astra-Zenecca en raison de son faible coût mais l’Agence européenne du médicament, pourtant établi aux Pays-Bas, ne l’avait toujours pas homologué ! (alors qu’il va être largement distribué dans de nombreux pays comme l’inde)

La cacophonie européenne est impressionnante !

Pas assez de vaccins commandés ? Pourquoi ?

Plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la Finlande ont reproché à Bruxelles d’avoir acheté un nombre insuffisant de vaccins !

Poussée dans ses retranchements, en catastrophe, la Commission européenne vient d’annoncer le 8 janvier dernier qu’elle allait passer commande de 300 millions de doses supplémentaires de vaccin, y compris auprès des fabricants de vaccins bon marché, comme Astra Zenecca !

Comme si la Commission européenne ne connaissait le nombre d’habitants dans l’UE quand elle avait passé ses premières commandes en novembre 2020 !

Il se murmure à Bruxelles qu’il y a eu des pressions françaises pour retarder des achats massifs dans l’attente du vaccin de Sanofi ! « Honni soit qui mal y pense !!! »…

Le manque total de transparence et la question des prix :

La Commission européenne a agi dans cette affaire comme un intermédiaire entre les labos des Big pharmas et les états de l’UE. C’est la Commission européenne qui a acheté les vaccins en privilégiant les Big Pharmas, sans appels d’offres, en refusant de communiquer les prix d’achat et sans doute avec des clause d’exclusivité. Les Etats rachètent les doses selon des quotas établis en fonction de la population. Mais le plus grand flou demeurait sur les conditions dans lesquelles ces vaccins ont été achetés !

Car la Commission européenne refusait jusqu’à présent de donner des informations précises sur la façon dont les marchés ont été attribués ! Bien étrangement !

Dans le contrat passé par la Commission européenne, il y a bien donc une clause de confidentialité sur les prix : On se demande bien pourquoi, si ce n’est pour cacher qu’il y a eu peut être des ententes de prix entre certains des  Big pharmas (Pfizer, Modena, CureVac) , les premiers sur le marché étant les plus chers.

On sait maintenant grâce à une confidence de  la Secrétaire d’Etat belge Eva de Bleeker, qu’il y avait donc bien une clause de confidentialité ! Elle a révélé en effet le jeudi 17 décembre, les prix des doses de vaccins contre le Covid-19 qui auraient dû resté confidentiels. Des prix qui vont d’un multiple un à huit.

Lee plus chers sont ceux qui ont été achetés en premier par la Commission européenne : 12 € pour le Pfizer/BioNTech, premier à être mis sur le marché au royaume Uni début décembre et dans l’UE fin décembre ; 18 $ pour le vaccin Modena qui arrive sur le marché en Europe début janvier. Les autres annoncés seront moins chers ( 8,50 $ pour Johnson et Johnson, 10 € pour CureVac, et même seulement 1,78 € pour le vaccin du duo Oxford et AstraZeneca qui doit être autorisé fin janvier, 7,56 € pour celui que devraient sortir Sanofi et GSK à une date indéterminée

Par comparaison, le vaccin indien, bientôt mis sur le marché et commandé par de très nombreux pays en développement coûtera aux alentours de 3 € sur le marché international.

Le vaccin russe Sputnik 5, dont les autorités sanitaires russes disent qu’il est sûr à 92 %,  est vendu aux alentours de 8 € sur les marchés internationaux mais est délivré gratuitement à la population depuis début décembre.

La Commission européenne a-t-elle délibérément commandé en premier les vaccins les plus chers ?

Pourquoi la Commission européenne s’est-elle aussi opposée « vent debout » à l’achat par la Hongrie du vaccin russe Sputnik 5 alors que maintenant la Chancelière Merkel envisage une coopération directe entre la Russie et l’Allemagne ?

Le scandale de l’absence de procédures transparentes pour l’achat des vaccins

Il  est dans les attributions de la Commission européenne de vérifier que les entités publiques dans les états Membres, administrations nationales et territoriales, appliquent bien les lois européennes sur la transparence des adjudications à partir d’un montant minimum ,selon qu’il s’agissent de travaux, de fournitures ou de services !

Combien de Municipalités tremblent quand elles doivent passer des marchés publics importants pour ne pas tomber sous les foudres de Bruxelles !

Mais l’Europe peut s’exonérer elle-même des lois qu’elle impose aux autres !

La Commission européenne se retranche derrière une des plus grandes absurdité des lois européennes : En matière de marchés publics, toutes les entités publiques de l’UE sont tenues de respecter des règles précises, y compris sur la transparence des adjudications . C’est une loi européenne qui s’applique à tous,  sauf à  l’UE elle-même.  En son temps, cette anomalie avait été dénoncée -je l’avais moi-même fait dans un avis du Comité Economique et Social européen sur les Marchés publics[1] – mais sans résultats.

L’appel d’offres des vaccins est le plus important jamais lancé par l’UE elle -même ! Et il n’est pas concerné par les lois européennes sur les marchés publics !

On en voit les effets maintenant ! 

Malgré de nombreuses demandes d’information émanant de Membres du Parlement européen, de groupes de la Société civile, d’avocats, la Commission européenne se retranche derrière cette lacune juridique et répond « Circulez, il n’y a rien à voir » . C’est ce qu’a déclaré la Directrice générale du Service compétent à la Commission européenne, Sandra Gallina, : « Révéler les termes des contrats mettrait en danger la mise sur le marché des vaccins » .

L’achat de vaccins par la Commission européenne : Une fausse-bonne idée 

On ne comprend toujours pas pourquoi les 27 ont confié ces achats groupés à la Commission européenne !

La Bureaucratie de Bruxelles pouvait-elle obtenir de meilleurs prix ? Les résultats sont loin d’être probants !

Une campagne coordonnée aurait-elle donné une meilleure image de l’Europe : la cacophonie démontre plutôt le contraire

Était-ce donc pour échapper aux obligations d’appels d’offres européens qu’on a fait appel paradoxalement à Bruxelles ?

Que se cache-t-il derrière cette bien étrange procédure ?

S’il pouvait être légitime de coordonner les efforts des Européens pour lutter contre la pandémie, ce qui n’a pas été fait ou bien trop tard, s’il peut être juste d’investir ensemble sur la recherche, pourquoi donc ce rôle bien étrange donné à une Bureaucratie connue pour ses lenteurs ?

Sur toutes ces questions, je réitère ma suggestion  d’établir une Commission d’enquête du Parlement européen et de poser les questions suivantes à la Commission :

1.    Quelle a été la valeur ajoutée réelle de la Commission européenne dans le processus de délivrance des vaccins à la population au vu de la cacophonie totale qui a prévalu dans la distribution, le calendriers, les méthodes..

  • Pourquoi a -t-on négligé dans un premier temps les vaccins bon marché ?
  • Pourquoi s’est on opposé à l’achat du vaccin Sputnik 5 ?
  • Des Etats Membres ont-ils fait pression sur la Commission européenne pour freiner les commandes dans l’attente de la mise sur le marché de vaccins de certains laboratoires nationaux ?
  • Des intermédiaires ont-ils été employés pour ces transactions sans appels d’offres ? Qui sont-ils ? Combien ont-ils été rétribués ?

Henri Malosse


[1] ces979-2008_ac_en.docUnrestricted -OPINION of the European Economic and Social Committee
on International public procurement (exploratory opinion)

Adopted 29/05/2008

L’achat de vaccins par Bruxelles, une fausse bonne idée !

Comment l’achat groupé de doses de vaccins par la Bureaucratie de Bruxelles se révèle une fausse bonne idée ! Mais qu’est-ce qui se cache derrière ?

Faire acheter les vaccins par Bruxelles, une fausse bonne idée !

Plus les jours passent, plus on se rend compte que confier à la Commission européenne des achats groupés auprès des grands labos pour les vaccins COVID était une fausse bonne idée

Une idée pour redorer un blason bien terni !

Cette stratégie avait été Imaginée par les Bureaucrates de Bruxelles pour redorer leur image alors qu’ils avaient été notoirement absents lors de la première vague du COVID. On se souviendra de la Conférence de Presse début mars 2020 d’Ursula Von der Leyen, la Présidente de la Commission européenne, en présentant ses premiers 100 jours ne mentionnant même pas la pandémie ! Alors que l’Italie du Nord était submergée par le virus venu de Chine, Bruxelles était aux abonnés absents au point que le public italien s’était retourné contre l’inertie de Bruxelles alors que des masques, des tests et des équipes médicales étaient envoyées depuis la Russie, Cuba ou même le Venezuela !

Bien entendu, Emmanuel Macron a, par idéologie et ignorance, embrayé sur l’idée des Bureaucrates de Bruxelles !

Or depuis plus d’un mois et demi que le dispositif de Bruxelles a été mis en place, on en voit de plus en plus les inconvénients :

Retards à l’allumage ! La Bureaucratie européenne mise en accusation

L’addition des bureaucraties de l’Agence Européenne du Médicament pour donner le feu vert (fin décembre) et de la Commission européenne pour gérer et répartir les achats de vaccins a généré de 3 semaines à 1 mois et demi de délais supplémentaires. L’exemple d’Israël est probant qui a pu vacciné ¾ de sa population de plus de 60 ans au 8 janvier 2021 et sauvé ainsi de nombreuses vies.

Devant les retards, certains Etats comme l’Allemagne ou la Finlande ont menacé de commander directement des doses de vaccins aux Labos, notamment Pfizer, sans attendre les lots en provenance de Bruxelles

En Allemagne, les critiques contre les lenteurs et la bureaucratie de Bruxelles ont atteint un paroxysme ces derniers jours.

Alexander Von Schoenburg, le Rédacteur en Chef du « Bild Zeitung », le plus gros tirage de la presse allemande a déclaré « la technocratie européenne est sclérosée et va à la vitesse de l’escargot ».

Markus Söder, le Chef du parti social-chrétien CSU, le partenaire bavarois de la CDU d’Angela Merkel, a ajouté « l’UE est trop bureaucratique, on a commandé trop peu des bons vaccins et les procédures sur les prix ont été trop longues ».  Il a souligné aussi qu’il était « paradoxal qu’un vaccin produit en Allemagne soit disponible plus rapidement en dehors de l’UE  qu’en Allemagne elle-même» .

En réaction à ces retards, Angela Merkel s’est entretenu avec Vladimir Poutine sur la possibilité de produire en commun avec la Russie des vaccins .

L’Espagne s’est aussi plainte ces derniers jours des retards de livraisons dus à des problèmes de logistique

Une campagne dans le désordre :

L’annonce d’une distribution coordonnée et concertée des vaccins dans l’UE a été un véritable flop.

Ni sur la lancement de la campagne, ni sur les cibles prioritaires, ni sur l’homologation des vaccins, ni sur ses premiers résultats, ni sur les procédures employées, il n’y a la moindre cohérence !

La Hongrie et ont commencé la campagne de vaccination un jour avant la date proposée par Bruxelles. Les derniers chiffres connus sur les vaccinations montrent d’ailleurs de très grandes disparités : Le Danemark, pouvait se targuer le 3 janvier du taux de vaccination (sur 100 habitants) le plus important de l’UE (0,81), devant l’Allemagne (0,32), l’Italie (0,21), l’Estonie et la Croatie (0,19), ou encore l’Espagne (0,18). La France et les Pays-Bas sont les deux lanternes rouges avec des taux proches de 0,001 %

L’Allemagne avait déjà vacciné près d’un demi million de personnes le 8 janvier, contre 45 mille en France, 20 000 en république tchèque, et 300 000 en Espagne !

Les pays ont eu des priorités différentes :  La France dans un premier temps a réservé les vaccins pour les personnes les plus fragiles des maisons de retraites alors l’Allemagne vaccine par tranches d’âges plus massivement et que l’Italie et la Pologne les réservent en priorité au personnel médical (ou aux célébrités en Pologne pour montrer l’exemple)

L’Allemagne a installé des « vaccinodromes » tandis que la France au début n’envisageait qu’un nombre limité de lieux (hôpitaux publics.. ) avant de changer , une fois de plus, de stratégie..

La campagne en Belgique  est très décentralisée au niveau des Régions et collectivités locales, tandis que le gouvernement français refuse jusqu’à présent l’aide des Régions et collectivités locales..

Les Pays-Bas avaient tout mise sur le vaccin Astra-Zenecca en raison de son faible coût mais l’Agence européenne du médicament, pourtant établi aux Pays-Bas, ne l’avait toujours pas homologué ! (alors qu’il va être largement distribué dans de nombreux pays comme l’inde)

La cacophonie européenne est impressionnante !

Pas assez de vaccins commandés ? Pourquoi ?

Plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la Finlande ont reproché à Bruxelles d’avoir acheté un nombre insuffisant de vaccins !

Poussée dans ses retranchements, en catastrophe, la Commission européenne vient d’annoncer le 8 janvier dernier qu’elle allait passer commande de 300 millions de doses supplémentaires de vaccin, y compris auprès des fabricants de vaccins bon marché, comme Astra Zenecca !

Comme si la Commission européenne ne connaissait le nombre d’habitants dans l’UE quand elle avait passé ses premières commandes en novembre 2020 !

Certains vont, à Bruxelles, jusqu’à accuser cette réticence aux conditions obscures des contrats passés avec les grands labos et aussi à des pressions françaises pour retarder des achats massifs dans l’attente du vaccin de Sanofi ! « Honni soit qui mal y pense !!! »…

Le manque total de transparence et la question des prix :

La Commission européenne a agi dans cette affaire comme un intermédiaire entre les labos des Big pharmas et les états de l’UE. C’est la Commission européenne qui a acheté les vaccins en privilégiant les Big Pharmas, sans appels d’offres, en refusant de communiquer les prix d’achat et sans doute avec des clause d’exclusivité. Les Etats rachètent les doses selon des quotas établis en fonction de la population. Mais le plus grand flou demeurait sur les conditions dans lesquelles ces vaccins ont été achetés !

Car la Commission européenne refusait jusqu’à présent de donner des informations précises sur la façon dont les marchés ont été attribués ! Bien étrangement !

Dans le contrat passé par la Commission européenne, il y a bien donc une clause de confidentialité sur les prix : On se demande bien pourquoi, si ce n’est pour cacher qu’il y a eu peut être des ententes de prix entre certains des  Big pharmas (Pfizer, Modena, CureVac) , les premiers sur le marché étant les plus chers.

On sait maintenant grâce à une confidence de  la Secrétaire d’Etat belge Eva de Bleeker, qu’il y avait donc bien une clause de confidentialité ! Elle a révélé en effet le jeudi 17 décembre, les prix des doses de vaccins contre le Covid-19 qui auraient dû resté confidentiels. Des prix qui vont d’un multiple un à huit.

Lee plus chers sont ceux qui ont été achetés en premier par la Commission européenne : 12 € pour le Pfizer/BioNTech, premier à être mis sur le marché au royaume Uni début décembre et dans l’UE fin décembre ; 18 $ pour le vaccin Modena qui arrive sur le marché en Europe début janvier. Les autres annoncés seront moins chers ( 8,50 $ pour Johnson et Johnson, 10 € pour CureVac, et même seulement 1,78 € pour le vaccin du duo Oxford et AstraZeneca qui doit être autorisé fin janvier, 7,56 € pour celui que devraient sortir Sanofi et GSK à une date indéterminée

Par comparaison, le vaccin indien, bientôt mis sur le marché et commandé par de très nombreux pays en développement coûtera aux alentours de 3 € sur le marché international.

Le vaccin russe Sputnik 5, dont les autorités sanitaires russes disent qu’il est sûr à 92 %,  est vendu aux alentours de 8 € sur les marchés internationaux mais est délivré gratuitement à la population depuis début décembre.

La Commission européenne a-t-elle délibérément commandé en premier les vaccins les plus chers ?

Pourquoi la Commission européenne s’est-elle aussi opposée « vent debout » à l’achat par la Hongrie du vaccin russe Sputnik 5 alors que maintenant la Chancelière Merkel envisage une coopération directe entre la Russie et l’Allemagne ?

Le scandale de l’absence de procédures transparentes pour l’achat des vaccins

Il  est dans les attributions de la Commission européenne de vérifier que les entités publiques dans les états Membres, administrations nationales et territoriales, appliquent bien les lois européennes sur la transparence des adjudications à partir d’un montant minimum ,selon qu’il s’agissent de travaux, de fournitures ou de services !

Combien de Municipalités tremblent quand elles doivent passer des marchés publics importants pour ne pas tomber sous les foudres de Bruxelles !

Mais l’Europe peut s’exonérer elle-même des lois qu’elle impose aux autres !

La Commission européenne se retranche derrière une des plus grandes absurdité des lois européennes : En matière de marchés publics, toutes les entités publiques de l’UE sont tenues de respecter des règles précises, y compris sur la transparence des adjudications . C’est une loi européenne qui s’applique à tous,  sauf à  l’UE elle-même.  En son temps, cette anomalie avait été dénoncée -je l’avais moi-même fait dans un avis du Comité Economique et Social européen sur les Marchés publics[1] – mais sans résultats.

L’appel d’offres des vaccins est le plus important jamais lancé par l’UE elle -même ! Et il n’est pas concerné par les lois européennes sur les marchés publics !

On en voit les effets maintenant ! 

Malgré de nombreuses demandes d’information émanant de Membres du Parlement européen, de groupes de la Société civile, d’avocats, la Commission européenne se retranche derrière cette lacune juridique et répond « Circulez, il n’y a rien à voir » . C’est ce qu’a déclaré la Directrice générale du Service compétent à la Commission européenne, Sandra Gallina, : « Révéler les termes des contrats mettrait en danger la mise sur le marché des vaccins » .

L’achat de vaccins par la Commission européenne : Une fausse-bonne idée 

On ne comprend toujours pas pourquoi les 27 ont confié ces achats groupés à la Commission européenne !

La Bureaucratie de Bruxelles pouvait-elle obtenir de meilleurs prix ? Les résultats sont loin d’être probants !

Une campagne coordonnée aurait-elle donné une meilleure image de l’Europe : la cacophonie démontre plutôt le contraire

Était-ce donc pour échapper aux obligations d’appels d’offres européens qu’on a fait appel paradoxalement à Bruxelles ?

Que se cache-t-il derrière cette bien étrange procédure ?

S’il pouvait être légitime de coordonner les efforts des Européens pour lutter contre la pandémie, ce qui n’a pas été fait ou bien trop tard, s’il peut être juste d’investir ensemble sur la recherche, pourquoi donc ce rôle bien étrange donné à une Bureaucratie connue pour ses lenteurs ?

Sur toutes ces questions, je réitère ma suggestion  d’établir une Commission d’enquête du Parlement européen et de poser les questions suivantes à la Commission :

1.    Quelle a été la valeur ajoutée réelle de la Commission européenne dans le processus de délivrance des vaccins à la population au vu de la cacophonie totale qui a prévalu dans la distribution, le calendriers, les méthodes..

  • Pourquoi a -t-on négligé dans un premier temps les vaccins bon marché ?
  • Pourquoi s’est on opposé à l’achat du vaccin Sputnik 5 ?
  • Des Etats Membres ont-ils fait pression sur la Commission européenne pour freiner les commandes dans l’attente de la mise sur le marché de vaccins de certains laboratoires nationaux ?
  • Des intermédiaires ont-ils été employés pour ces transactions sans appels d’offres ? Qui sont-ils ? Combien ont-ils été rétribués ?

[1] ces979-2008_ac_en.docUnrestricted -OPINION of the European Economic and Social Committee
on International public procurement (exploratory opinion)

Adopted 29/05/2008

Premier succès pour les citoyens européens: Le droit à l’eau gratuite enfin reconnu par Bruxelles !

Une deuxième raison d’espérer pour 2021: le Réveil citoyen

Des raisons d’espérer pour 2021  (2) La montée en puissance des citoyens en Europe !

La société civile européenne qui réussit à imposer son point de vue avec le droit à l’Eau pour Tous !

Le 16 décembre 2020, le Parlement européen a adopté une loi sur l’eau potable, deux mois après son approbation par le Conseil. Grâce à cette loi l’Union Européenne considère donc  la fourniture d’eau et de l’assainissement des biens publics essentiels pour tous. La directive est le résultat de l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Right2Water », qui a été lancé dès 2013 par différentes associations et syndicats pour mettre la question de l’eau potable à l’agenda politique de l’UE.

Malgré des difficultés bureaucratiques et informatiques, cette Initiative a pu collecter plus de 1,8 million de signatures et représente la toute première initiative citoyenne réussie. « Right2Water est la première initiative citoyenne européenne à avoir satisfait aux exigences énoncées dans le règlement du Parlement européen et du Conseil ».

Au cours de la dernière décennie, le droit à l’eau potable et à l’assainissement a été réglementé au niveau international. Par exemple, selon l’Assemblée générale des Nations Unies Résolution 64/292 « le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain qui est essentiel pour la pleine jouissance de la vie et tous les droits de l’homme ».  Au niveau européen, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a également affirmé «que l’accès à l’eau doit être reconnu comme un droit humain fondamental car il est essentiel à la vie sur terre et est une ressource qui doit être partagée par l’humanité».

En prenant en considération les extraits susmentionnés et le fait qu’en Europe environ 2 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau ou à l’assainissement, l’Initiative  soulignait la nécessité pour l’eau d’être « disponible, accessible, abordable et acceptable pour les citoyens « . Right2Water insiste également sur le fait que les droits de l’homme doivent être au-dessus des intérêts du marché et que la libéralisation des services de l’eau n’est pas acceptable.

Selon cette loi, les 27 États membres garantissent que l’eau est disponible gratuitement dans les bâtiments publics et encourage les restaurants, les cantines et les services de restauration à offrir de l’eau des clients gratuitement ou pour un faible coût de service. En outre, les groupes vulnérables sont également confrontés à des obstacles pour avoir accès à l’eau, comme les réfugiés ou les sans-abris, et devraient bénéficier d’un accès gratuit à l’eau. La Commission européenne estime également qu’une consommation moindre d’eau en bouteille pourrait aider les ménages de l’UE à économiser plus de 600 millions d’euros par an.

Pour continuer, selon le Parlement européen : « L’eau potable propre dans toute l’UE est un grand succès pour l’initiative de la société civile. Nous devons aux efforts de la société civile que notre eau potable sera plus propre à l’avenir… Beaucoup de gens n’auront plus à acheter de l’eau potable en bouteille et pourront passer à l’eau du robinet. L’accès à l’eau potable est un droit de l’homme que les partisans de l’initiative citoyenne européenne l’ont affirmé au niveau européen. C’est un grand pas en avant pour l’engagement civique. Il s’agit maintenant de mettre en œuvre la directive dans tous les États membres. Les distributeurs d’eau publics obligatoires doivent être installés rapidement pour assurer l’accès de tous ».

En d’autres termes, la directive fixe les mesures suivantes :

1. mise à jour des normes de qualité de l’eau

2. informer les citoyens sur l’accès à l’eau

3. Établir une approche basée sur les risques pour surveiller les conditions de l’eau

4. révision des exigences d’hygiène applicables aux matériaux qui entrent en contact avec l’eau potable

Pour conclure, les États membres devraient apporter – dans un délai de deux ans – les modifications nécessaires pour se conformer aux mesures de la nouvelle loi.  En outre, d’ici 2022, la Commission rédigera une « liste des substances ou composés d’intérêt public ou scientifique pour la santé», tels que les produits pharmaceutiques ou les microplastiques, et indiquera ceux qui sont autorisés à entrer en contact avec l’eau potable.

Pour résumer, la société civile a réussi à modifier l’agenda politique de l’UE en mobilisant les citoyens pour qu’ils réclament une législation pour un droit de l’homme fondamental : l’accès à l’eau potable! Right2Water représente la toute première ICE réussie et constitue le meilleur exemple de ce que la société civile est capable de réaliser.

Il reste cependant à voir comment cette loi sera transposée dans les différents états Membres et surtout si d’autres textes européens, favorables à la privatisation des services essentiels, ne vont pas transformer ce texte « en un coup d’épée dans l’eau »

Les citoyens doivent donc rester plus que vigilants !

Righ2Water: The first-ever successful European Citizens’ Initiative

On 16 December 2020 the European Parliament adopted the Directive on drinking water, 2 months after its approval by the Council. Through this legislation the EU can endorse the provision of water and sanitation as essential public goods for all. The directive is the result of the European Citizen’s Initiative (ECI) “Right2Water”, which was launched in order to bring the question of drinking water up to the political agenda of the EU.[1]

Despite that the ECI lost tens of thousands of signatures due to on-line system’s failure, it was able to collect more than 1.8 million signatures and it represents the first-ever successful citizen’s initiative.[2] More precisely, “Right2Water is the first European Citizens’ Initiative to have met the requirements set out in the Regulation of the European Parliament and the Council”.[3]

Moreover, over the last decade the right to safe drinking water and sanitation has been regulated at an international level. For instance, according to the UN General Assembly Resolution 64/292 “the right to safe and clean drinking water and sanitation as a human right that is essential for the full enjoyment of life and all human rights”.[4] At a European level, the Parliamentary Assembly of the Council of Europe has also affirmed “that access to water must be recognized as a fundamental human right because it is essential to life on earth and is a resource that must be shared by humankind”.[5]

By taking under consideration the abovementioned excerpts, and the fact that in Europe approximately 2 million people do not have access to water or sanitation, the ECI highlights the need for water to be “available, accessible, affordable and acceptable for the people”.[6] Thus, governments can only guarantee access to water by law. Right2Water also emphasizes on the fact that human rights should be above market interests and that the liberalization of water services is not acceptable.[7]

Consequently, Member States shall guarantee that free water is provided in public buildings and encourage restaurants, canteens, and catering services to offer customers water for free or for a low service fee.[8] Besides, vulnerable groups are also facing obstacles in having access to water, like refugees or homeless people, and should be provided with free access to water. The European Commission also estimates that lower consumption of bottled water could help EU households save more than 600 million EUR per year.[9]

To continue, according to Sven Giegold MEP (Greens/EFA), shadow rapporteur for the Drinking Water Directive: “EU-wide clean drinking water is a great success for the initiative from civil society. We owe it to the efforts of civil society that our drinking water will be cleaner in the future…Many people will no longer have to buy bottled drinking water and can switch to tap water. Access to clean water is a human right that the supporters of the European Citizens’ Initiative have asserted this at the European level. This is a great step forward for civic engagement. Now it’s a matter of implementing the directive in all Member States. Mandatory public water dispensers must be installed quickly to ensure access for all”.[10]

In other words, the directive sets the following measures:

  1. updating the standards of water’s quality
  2. providing information to the citizens regarding access to water
  3. establishing a risk-based approach into monitoring water conditions
  4. revisioning the hygiene requirements applicable to materials, which come into contact with drinking water[11]

To conclude, Member States should make -within two years- the necessary modifications to comply with the directive’s measures. Furthermore, by 2022 the Commission will compose a “list of substances or compounds of public or scientific concern to health”, such as pharmaceuticals or microplastics, and indicate which are authorized to come into contact with drinking water. [12]

To summarize, civil society succeeded into making a change to EU’s political agenda by mobilizing the citizens into demanding a legislation for a fundamental human right- that of having access to drinking water! Righ2Water represents the first-ever successful ECI and constitutes the best example of what civil society is capable of achieving. 


[1]Righ2Water. “About the Campaign,” https://www.right2water.eu/about.

[2]European Parliament. “Parliament Adopts Deal to Improve Quality of Tap Water and Reduce Plastic Litter,” December 15, 2020. https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201211IPR93619/parliament-adopts-deal-to-improve-quality-of-tap-water-and-reduce-plastic-litter.

[3]European Commission. “COMMUNICATION FROM THE COMMISSION on the European Citizens’ Initiative ‘Water and Sanitation Are a Human Right! Water Is a Public Good, Not a Commodity!,’” March 19, 2014.

[4]Ibid.

[5]Ibid.

[6]Righ2Water. “About the Campaign,” https://www.right2water.eu/about.

[7]Ibid.

[8]European Parliament. “Parliament Adopts Deal to Improve Quality of Tap Water and Reduce Plastic Litter,” December 15, 2020. https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201211IPR93619/parliament-adopts-deal-to-improve-quality-of-tap-water-and-reduce-plastic-litter.

[9]Ibid.

[10]EU Reporter Correspondent. “Clean Water for the Whole EU.” Eureporter, December 16, 2020. https://www.eureporter.co/environment/2020/12/16/clean-water-for-the-whole-eu/.

[11]Collin, Charlotte. “Directive Sur l’eau Potable : Premier Succès d’une Initiative Citoyenne Européenne.” Dalloz Actualité, April 1, 2021. https://www.dalloz-actualite.fr/flash/directive-sur-l-eau-potable-premier-succes-d-une-initiative-citoyenne-europeenne#.X_Wmgi0RpQL.

[12]European Parliament. “Parliament Adopts Deal to Improve Quality of Tap Water and Reduce Plastic Litter,” December 15, 2020. https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201211IPR93619/parliament-adopts-deal-to-improve-quality-of-tap-water-and-reduce-plastic-litter.

COVID19 : Taiwan’s good practices

7 deaths in one Year for more than 6 millions Habitants : How they did it ? :

                                            There are reasons to hope for 2021

  1. Taiwan

I would like to start with the Corona pandemic, of very mysterious origins, and the generally catastrophic and bureaucratic management of the Western European countries, especially France’s!

There are many examples of countries who handled the pandemic rationally and intelligently and has proved to be much more convincing. Here, I would only like to mention the example of the Island of Taiwan, neighboring to China from where the virus started. In Taiwan, the situation has held up remarkably well with barely 7 deaths for more than 6 million inhabitants. And yet Taiwan did not use the strong force of its great and menacing neighbor, Communist China: no closed cities, no jailed journalists, no jailed whistleblowers, no walled-up people. People in Taiwan did not follow the French “counter-model” either, which will undoubtedly go down in the annals as the tragic blooper of a drifting bureaucracy: recklessness at the start of the pandemic with a country open to the four winds, in particular for travelers from China, incongruous denial of “useless” masks, only because the State did not possess enough, stupid measure of economy decided by the notorious incompetents of the Ministry of the Economy of “Bercy”, renewed stocks; then a President who announces to us -in a ridiculous message- that we are « at war against a virus », navigating between ridiculously severe confinement to the point of requiring an exit certificate to bring out a dog, then  »a relaxation” during the summer, to return in autumn in closing small shops and permanent opening of supermarkets and online sales, unimaginable restrictions on freedoms, programmed death of restaurants, bars, museums, theaters and other places of life, until the fiasco of vaccinations, making the country the red lantern of Europe.

When they got information, they immediately send a Delegation to Wuhan. First the chonese communists refused, but after they accepted. The taiwanese Delegation came and couldn’t see anything. So they understood that the regime was hiding something very serious .

The Taiwanese, with the experience of the SRAS and CCP lies, were wise and well inspired. Short after cases of COVID-19 were increased during January in Wuhan, they immediately closed their borders hermetically with this region, then to all of China.The entire population began to wear masks manufactured « Made in Taiwan », their industry was being set in January to produce massively. Hence, as early as April, they started giving them to African and Asian countries that requested them and also sending them to Italy, Spain and the USA. The few cases identified have been isolated and treated, also using ancient methods of traditional Chinese medicine. 7 deaths …

There has been no confinement, no closure of schools or restaurants, no ridiculous certifications to go out or especially any measure of restriction of freedoms in a country which considers democracy and freedom to be the fundamentals of its society. The economy has not stopped, and the Taiwanese have behaved in a responsible and united manner.

This success story leads me to believe that the failure of European democracies is not inevitable and that the model of resilience is not the one of the Chinese dictatorship, as some would have us think, but Taiwanese democracy. A Republic headed by a woman, Tsai Ing-Wen, which is not insignificant because the other good example is New Zealand with Prime Minister Jacinda Ardern. Women resist better, that’s a fact!

A proud, freedom-loving people, a united nation, can overcome the worst menaces. It is true that the inhabitants of Taiwan, whether they are from the island or descendants of the Chinese mainland, who were fleeing the advent of Red China in 1949, have learned to live under the permanent threat of their totalitarian neighbor, including with viruses from Wuhan. Those called the « nationalists » (the Kuomitang party) became defenders of their small independent nation. The President was elected based on her desire to declare her independence from Beijing.

Many people in Taiwan are convinced that there has been somewhere, accidentally or not, human manipulation in the spread of the virus. This is not only the opinion of the people; it is also that of some of their scientists!

Will there be a serious threat to the sovereignty and the freedoms for the people of Europe to wake up? We have no shortage of threats hanging over our heads: pandemic, Islamism, and also Chinese imperialism which is knocking on our door through the appearance of a “global” EU-China agreement which will deliver our countries to the state investors in Beijing.

The example of Taiwan in its « good » management of COVID can guide our thinking about the future of our European democracies. Democracy can rhyme with efficiency, liberty with responsibility, unity with resilience, nation and reason.

Henri Malosse