COVID19 : Taiwan’s good practices

7 deaths in one Year for more than 6 millions Habitants : How they did it ? :

                                            There are reasons to hope for 2021

  1. Taiwan

I would like to start with the Corona pandemic, of very mysterious origins, and the generally catastrophic and bureaucratic management of the Western European countries, especially France’s!

There are many examples of countries who handled the pandemic rationally and intelligently and has proved to be much more convincing. Here, I would only like to mention the example of the Island of Taiwan, neighboring to China from where the virus started. In Taiwan, the situation has held up remarkably well with barely 7 deaths for more than 6 million inhabitants. And yet Taiwan did not use the strong force of its great and menacing neighbor, Communist China: no closed cities, no jailed journalists, no jailed whistleblowers, no walled-up people. People in Taiwan did not follow the French “counter-model” either, which will undoubtedly go down in the annals as the tragic blooper of a drifting bureaucracy: recklessness at the start of the pandemic with a country open to the four winds, in particular for travelers from China, incongruous denial of “useless” masks, only because the State did not possess enough, stupid measure of economy decided by the notorious incompetents of the Ministry of the Economy of “Bercy”, renewed stocks; then a President who announces to us -in a ridiculous message- that we are « at war against a virus », navigating between ridiculously severe confinement to the point of requiring an exit certificate to bring out a dog, then  »a relaxation” during the summer, to return in autumn in closing small shops and permanent opening of supermarkets and online sales, unimaginable restrictions on freedoms, programmed death of restaurants, bars, museums, theaters and other places of life, until the fiasco of vaccinations, making the country the red lantern of Europe.

When they got information, they immediately send a Delegation to Wuhan. First the chonese communists refused, but after they accepted. The taiwanese Delegation came and couldn’t see anything. So they understood that the regime was hiding something very serious .

The Taiwanese, with the experience of the SRAS and CCP lies, were wise and well inspired. Short after cases of COVID-19 were increased during January in Wuhan, they immediately closed their borders hermetically with this region, then to all of China.The entire population began to wear masks manufactured « Made in Taiwan », their industry was being set in January to produce massively. Hence, as early as April, they started giving them to African and Asian countries that requested them and also sending them to Italy, Spain and the USA. The few cases identified have been isolated and treated, also using ancient methods of traditional Chinese medicine. 7 deaths …

There has been no confinement, no closure of schools or restaurants, no ridiculous certifications to go out or especially any measure of restriction of freedoms in a country which considers democracy and freedom to be the fundamentals of its society. The economy has not stopped, and the Taiwanese have behaved in a responsible and united manner.

This success story leads me to believe that the failure of European democracies is not inevitable and that the model of resilience is not the one of the Chinese dictatorship, as some would have us think, but Taiwanese democracy. A Republic headed by a woman, Tsai Ing-Wen, which is not insignificant because the other good example is New Zealand with Prime Minister Jacinda Ardern. Women resist better, that’s a fact!

A proud, freedom-loving people, a united nation, can overcome the worst menaces. It is true that the inhabitants of Taiwan, whether they are from the island or descendants of the Chinese mainland, who were fleeing the advent of Red China in 1949, have learned to live under the permanent threat of their totalitarian neighbor, including with viruses from Wuhan. Those called the « nationalists » (the Kuomitang party) became defenders of their small independent nation. The President was elected based on her desire to declare her independence from Beijing.

Many people in Taiwan are convinced that there has been somewhere, accidentally or not, human manipulation in the spread of the virus. This is not only the opinion of the people; it is also that of some of their scientists!

Will there be a serious threat to the sovereignty and the freedoms for the people of Europe to wake up? We have no shortage of threats hanging over our heads: pandemic, Islamism, and also Chinese imperialism which is knocking on our door through the appearance of a “global” EU-China agreement which will deliver our countries to the state investors in Beijing.

The example of Taiwan in its « good » management of COVID can guide our thinking about the future of our European democracies. Democracy can rhyme with efficiency, liberty with responsibility, unity with resilience, nation and reason.

Henri Malosse

Des raisons d’espérer pour 2021

Mes amis, je commence ici une série de messages pour nous donner confiance et espoir en 2021 ! Le déclin n’est pas une fatalité, la victoire des bureaucraties non plus..

Taiwan, le miracle d’un île résiliente et éprise de libertés !

Il y des Raisons d’espérer pour 2021

  1. Taiwan

Je voudrais commencer par la pandémie du Corona, aux origines bien mystérieuses, et la gestion généralement catastrophique et bureaucratique qui a été celle des pays d’Europe de l’Ouest, France en tête !

Des exemples dans le monde de gestion rationnelle et intelligente de la pandémie existent et ont été bien plus probants. Je ne voudrais citer ici que l’île de Taiwan, voisine de la Chine d’où est parti le virus, qui a remarquablement bien résisté avec à peine 7 décès pour plus de 6 Millions d’habitants. Et pourtant, ils n’ont pas utilisé la manière forte de leur grand et menaçant voisin, la Chine communiste : pas de villes fermées, pas de journalistes emprisonnés, pas de lanceurs d’alerte emprisonnés, pas de gens murés chez eux.

Ils n’ont pas suivi non plus le « contre-modèle » français, qui restera sans doute dans les annales comme le bêtisier tragique d’une bureaucratie à la dérive : insouciance au début de la pandémie avec un pays ouvert aux quatre vents, notamment pour les voyageurs venus de Chine, déni grotesque sur les masques « inutiles » parce que l’Etat n’avait tout simplement pas renouvelé les stocks suite à une décision stupide d’économie décidée des incompétents notoires du Ministère de l’Economie de « Bercy », puis volte-face d’un Président qui nous annonce que nous sommes « en guerre contre un virus », navigations à vue entre confinement ridiculement sévère jusqu’à exiger une attestation de sortie pour amener son chien faire ses besoins, jusqu’à un relâchement pendant l’été, fermeture des petits commerces et ouverture permanente des grandes surfaces et ventes en ligne, restrictions inimaginables des libertés, mort programmée des restaurants, bars, musées, théâtres et autres lieux de vies, jusqu’au fiasco des vaccinations, faisant du pays la lanterne rouge de l’Europe.

Non les taiwanais ont été avisés et bien inspirés. Après une première mission en janvier à Wuhan, ils ont tout de suite fermé leurs frontières hermétiquement avec cette région, puis à toute la Chine. Toute la population s’est mise à porter des masques fabriqués « Made in Taiwan », leur industrie s’étant mise dès janvier à en produire massivement. A un point que dès avril, ils ont commencé d’ailleurs à en donner aux pays africains et asiatiques qui les demandaient et aussi en Italie, en Espagne et aux USA.

Les quelques cas identifiés ont été mis à l’isolement et soignés en utilisant aussi les méthodes ancestrales de la médecine chinoise traditionnelle. 7 décès…

Mais, il n’y a eu, ni confinement, ni fermeture des écoles ou des restaurants, ni attestations ridicules ni surtout aucune mesure de restriction des libertés dans un pays qui considère la démocratie et la liberté comme les fondamentaux de sa société. L’économie ne s’est pas arrêtée. Mais les taiwanais se sont comportés de manière responsables et solidaires.

Cet exemple de réussite m’amène à penser que la faillite des démocraties européennes n’est pas inéluctable et que le modèle de résilience n’est pas la dictature chinoise, comme certains voudraient nous le faire penser, mais la démocratie taiwanaise. Une République avec à sa tête une femme, Tsai Ing-Wen, ce qui n’est pas anodin car l’autre bon exemple est la Nouvelle Zélande avec la Première Ministre Jacinda Ardern. Les femmes résistent mieux, c’est un fait !

Un peuple fier et épris de liberté, une nation unie, peuvent vaincre les pires fléaux. Il est vrai que les habitants de Taiwan, qu’ils soient originaires de l’île ou descendants des Chinois continentaux fuyant en 1949 l’avènement de la Chine rouge, ont appris à vivre sous la menace permanente de leur voisin totalitaire, y compris avec leurs virus venus de Wuhan. Ceux qu’on appelait les « nationalistes » sont devenus des défenseurs de leur petite nation indépendante. La Présidente a été élue sur sa volonté d’affirmer son indépendance vis-à-vis de Pékin.

Epris de liberté, l’île de Taiwan a accueilli beaucoup de démocrates de Hong-Kong fuyant la répression communiste comme ils ont toujours été bienveillants vis à vis des Tibétains et des Ouighours persécutés.

Beaucoup à Taiwan sont persuadés qu’il y a eu quelque part, accidentellement ou pas, une manipulation humaine dans la propagation du virus. Ce n’est pas seulement l’opinion du peuple, c’est celle aussi de certains de leurs scientifiques !

Faudra-t-il une lourde menace sur notre souveraineté et nos libertés pour que les peuples d’Europe se réveillent ? Nous ne manquons pas de menaces qui planent sur nos têtes : pandémie, islamisme, et aussi l’impérialisme chinois qui vient frapper à notre porte sous les traits d’un accord « global » EU-Chine qui livrera nos pays aux investisseurs étatiques de Pékin.


L’exemple de Taiwan dans sa « bonne »  gestion du COVID peut guider notre réflexion sur l’avenir de nos démocraties européennes. Démocratie peut rimer avec efficacité, Liberté avec responsabilité, unité avec résilience, nation et raison.

Henri Malosse

Appeal to block the EU-China Deal

This important european port is now a chinese property ( zeeBrugge in belgium)

Appeal to STOP the EU/China Deal on Investments :

Ratification shouldn’t happen

Why EU-CHINA Investment’s deal bring European Economy in danger !

The EU leaders, namely Vonderleyen, Macron and Merkel, have underlined what a big major success was the new EU-China global comprehensive agreement signed just before New year’s Eve

They have insured that EU companies will have their investments secured in China. Nothing is indeed less sure as nothing is definitively set up before 2022 .
French minister of Foreign Trade Riester has assured the Human Rights Advocates, namely the ones who recalled the situation of million Uyghurs in camps, that they have pressured the communist regime of Beijing to give guarantees about this issue.
But, finally, they accepted a vague declaration of the totalitarian Chinese government assuring that “China will make continue and sustainable efforts to ratify the ILO Convention against forced labor”. But when ? And we all know that ratifying is one thing (just here a question, why China didn’t ratify that ?? ) but implementing the convention is one other thing ! Who will check the implementation ?

But , I would like here to stress the attention of my dear readers of the question of Chinese Investments in the EU

Of course, the Deal will encourage them much more

We know the political dangers of having one imperialist dictatorship like China becoming the owner of our infrastructures like ports for their own use, telecom facilities via Huawei, a state company, to control and check our communications, to buy our milk-factories for the use of their consumers,…

We know the reality of bad quality of their investments with famous examples such as , in the EU:

  • The runway of Modlin Airport in the suburb of Warsaw, so badly build by a Chinese company, that no plane was able to use it
  • The disastrous management of Toulouse Airport runed by a Company owned by China

Examples outside the EU are worst and probably indicate what will happen to us :

  • The electric plant of Bishkek, capital of Kirghizstan, who has to be shut down during a winter, letting millions of people without any heating (and lot of severe incidents reports as for examples in maternities or Elderly Houses)
  • The case of corruption and briberies involving Chinese companies are very high, like in Maldives (bridge), Ghana or Malaysia. Prime Ministers and Ministers sitting in jail now..

I would like now to stress one other danger for the European companies and European jobs: Unfair competition :

China’s aggressive behavior towards public procurement and EU tenders

Recently, more and more subsidized companies (mostly Chinese State-owned companies) have been granted “large construction projects at prices which no European private company could realistically match and the current level of interest of such companies in upcoming infrastructure projects underline the need for rigorous legal action”.[1]

To provide a few examples, the Chinese industry is heavily dependent on exports since the production is much higher than the domestic consumption. Europe’s trade with China has increased the last years and totals around 1,4 trillion. The main issue is that European companies face a plethora of restrictions on the Chinese market, where there are no restrictions for Chinese companies on the European market.[2]

Meanwhile, China has also increased its exports to third markets, as in Africa or Middle East, and as a result it influences politically these countries.[3] Especially in Africa, China has “committed an average of 50% of its total infrastructure”.[4] Consequently, the abovementioned Chinese practices in Africa are jeopardizing competition rules, especially if we take under consideration that China operates outside of multilateral rules and practices.[5] In other words, China only adopts international rules, if they benefit and empower its domestic economy. By not being part of international norms and rules, not only fair competition is negatively affected, but also the environment, the local workforce and the ethical governance.[6]

According to experts: “As long as China does not follow the same official financing rules and practices as its OECD counterparts, EU institutions and Member States should not allow Chinese companies to participate in infrastructure tenders financed from EU ODA, especially if such companies are state-owned.”[7]

However, the opposite has been achieved. Since 2011, EU companies invest two times more in China (for example in 2014 China’s FDI to the EU amounted 18 billion, whereas the EU’s FDI to China amounted to USD 8 billion).[8] Moreover, Chinese investment targets have diversified beyond an early focus on technology, infrastructure and heavy industry to multiple different sectors as the energy or the real estate sector.[9]

To continue, Chinese investments in southern and eastern Europe are mostly focused on utilities and energy. For instance, the SOE China Ocean Shipping (Group) Company (COSCO) owns a 51% stake of Piraeus Port Authority in Greece and has also expanded to the Belgian port of Zeebrugge and thus further increased presence in the North Sea. Hence, such procurements of EU port infrastructures benefit the country and provide access to strategic logistics platforms enabling further opportunities to expand business interests and, inevitably, political influence.[10]

In addition, in 2014, Hungary and Serbia signed a Memorandum of Understanding with China in Belgrade on the railway connecting Belgrade and Budapest. Hungary applied Directive 2014/25/EU and organised a tender process. However, this tender procedure might have infringed Directive 2014/25/EU as well as fundamental principles of the TFEU, such as equal treatment, transparency and fair competition.[11]

To conclude, the unbalances in the Sino-European economic partnership are expected to continue. This is particularly evident through the Chinese policy documents, such as “Made in China 2025”. This strategy aims to weaken foreign technology in Chinese manufacturing and suggests an increasingly competitive China which may soon drive Europe, the US and Japan out of their global leadership positions in technology.[12] China’s economic policies and ambitions are marked by (economic) nationalism, a focus on industrial power and a new push for exports, which is embodied by the country’s recent “One Belt, One Road” Strategy.[13]

To conclude, for the sole benefit of some European big companies (mainly the German ones who push heavily for that deal, supported  by Merkel and VonderLeyen ) the EU will :

  1. Put in serious danger our sovereignty
  2. Facilitate the access of Chinese state ‘owned companies to our territories
  3. Create unfair competition for our European SMEs
  4. Bad effect on quality of our infrastructures

In the meantime, the Uyghurs, Tibetans, Kazakhs, Mongols, Chinese dissidents and HongKong Citizens will continue to suffer

It’s High time to block that deal !

It’s possible ! let’s not ratify it in the European and national parliaments

ACT !!


[1]European Construction Industry Federation. “The White Paper on Levelling the Playing Field as Regards Foreign Subsidies COM(2020) 253 Final – Module 3,” September 22, 2020.

[2]Holslag, Jonathan. “How China’s Rise Affects Europe’s Growth and Why Europe Must Rebalance the Partnership,” 2018.

[3]Ibid.

[4]European International Contractors. “THE CASE FOR AN EU-AFRICA PARTNERSHIP FOR SUSTAINABLE INFRASTRUCTURE LESSONS LEARNED FROM CHINA‘S INFRASTRUCTURE DELIVERY MODEL IN AFRICA,” 2017.

[5]European International Contractors. “The Case for an EU-Africa Partnership for Sustainable Infrastructure,” October 2019.

[6]Ibid.

[7]European International Contractors. “THE CASE FOR AN EU-AFRICA PARTNERSHIP FOR SUSTAINABLE INFRASTRUCTURE LESSONS LEARNED FROM CHINA‘S INFRASTRUCTURE DELIVERY MODEL IN AFRICA,” 2017.

[8]MEIXNER, MARIE, FABRICE WARNECK, PHILIPPE MORVANNOU, and ALAIN MESTRE. “CHINA INVESTMENT POLICY: CONSEQUENCES FOR WORKERS.” Syndex, January 2016.

[9]Ibid.

[10]Blockmans, Steven, and Weinian Hu. “Systemic Rivalry and Balancing Interests: Chinese Investment Meets EU Law on the Belt and Road.” CEPS, March 2019.

[11]Breton, Mr Thierry. “European Commission Rue de La Loi 200 1049 Bruxelles BELGIUM,” n.d., 9.

[12]Blockmans, Steven, and Weinian Hu. “Systemic Rivalry and Balancing Interests: Chinese Investment Meets EU Law on the Belt and Road.” CEPS, March 2019.

[13]Holslag, Jonathan. “How China’s Rise Affects Europe’s Growth and Why Europe Must Rebalance the Partnership,” 2018.

2020 : Année des Bureaucrates -2021 : Année du réveil citoyen ?!

2020 : L’Année des Bureaucrates

En 2020, avec la pandémie du COVID19, aux origines mystérieuses mais bien surnaturelles, les bureaucrates internationaux, européens et nationaux s’en sont donné à cœur joie . Rien n’est plus facile à manipuler pour des technocrates qu’une population apeurée. La plupart des médias d’ailleurs, soit pour faire de l’audience, soit pour obéir aux ordres se sont fait les relais de cette grande peur qui rappelle en bien des points celles du moyen-âge . La grande différence, bien entendu, réside dans l’ampleur de la pandémie, qui touche cette fois ci sérieusement moins de 0,1% de la population mondiale. En son temps, la peste brune décimait la population, ce qui veut bien dire qu’au moins 10% de la population était atteinte ; mais, « o Tempora, o Mores », les humains sont devenus très craintifs à l’heure de l’Internet et des voyages sur la lune !

Les Bureaucrates hexagonaux ont été, de loin, parmi les plus inventifs. Après nous avoir dit que les masques ne servaient à rien, puis qu’il fallait absolument les porter, même à la maison, ils ont multiplié les privations de nos libertés, jusqu’à réintroduire des couvre-feux, bien plus sévères que ceux que nos anciens avaient connu pendant les bombardements de la deuxième guerre mondiale ! Mais la palme revient certainement à ces attestations de sortie pendant le confinement, exigibles et exigées, même quand vous ameniez votre chien faire pipi devant la maison ! Elles trouveront sûrement une belle place dans les musées qui raconteront le XXIème siècle en France .

Mais les Bureaucrates européens n’ont pas été en reste ! je dirais même que cela a été une année bénie pour elles et eux ! Imaginez déjà que depuis la mi-mars, pour la très grande majorité d’entre eux, 2020 aura été une année passée à la maison, souvent dans leur pays d’origine, bien tranquille, généralement douillettement installés grâce à leur généreux salaires qui sont tombés tous les mois. A part quelques rares exceptions en effet, ils ont été, de gré ou de force, empêchés d’aller à leur bureau pendant près de 10 mois ! Les seuls agents des Institutions européennes à prendre les transports et à faire acte de présence ont été les sans-grades, huissiers, chauffeurs, techniciens et femmes de ménage ! Aucune compassion à leur égard d’ailleurs de la part de bien des Eurocrates pour qui il était naturel que certains soient protégés et d’autres pas !

Pendant tous ces mois, le quartier européen s’est vidé et transformé en district fantôme. Les commerces ont fermé, les uns après les autres. Une étude récente des autorités belges estimait fin novembre à plus de 250 le nombre d’établissements ayant tiré leurs rideaux définitivement ! Mais personne dans les hautes sphères des Institutions européennes s’en est soucié !

Le quartier européen ressemblait de plus en plus à celui que j’ai décrit dans « le crépuscule des bureaucrates » pour la fin de l’année 2021..mais une année en avance ! Des bâtiments quasi vides, des rues désertes, des rats autour des amonts d’immondices. Un début de « crépuscule » sauf que les bureaucrates n’en ont pas pris conscience.

Bien au contraire, on a senti une véritable jubilation, surtout auprès des fonctionnaires les plus gradés : plus de visiteurs pour venir vous demander ce que vous faites presque plus de coups de fils de gens de l’extérieur, les députés européens chargés de les contrôler de moins en moins présents, appelés à ne pas se rendre sur le lieu de réunion de même que les fonctionnaires nationaux ! Strasbourg déserté par le Parlement européen, alors que c’est justement habituellement un lieu d’échanges et de rencontres, les représentants de la société civile et des territoires également écartés ou bloqués chez eux Un vrai régal pour les bureaucrates européens livrés à eux-mêmes et à leurs prérogatives !  Ils ont profité de cette année « blanche » pour, en secret, élaborer un tsunami de règles et passer des accords avec la plus grande dictature du monde :

Voyez par vous-même :

  1. Une invention, la « taxonomie » qui va donner le pouvoir aux Eurocrates de donner des bons ou mauvais points à toutes les activités humaines, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, du blanchisseur au coin de la rue à l’éleveur de chèvres. Et celle ou celui qui n’aura pas des « bons points » se verra refuser des aides ou des crédits. (voir mon article sur la taxonomie)
  2. Retirer les compétences des milieux professionnels pour établir des normes pour les confier aux seuls bureaucrates, aidés d’experts choisis par eux
  3. Passer un marché colossal de plusieurs milliards d’euros avec les grands laboratoires pharmaceutiques pour acheter des vaccins anti Covid sans donner aucune indication sur les prix et conditions d’acquisition (voir mon article « VaccinGate » à Bruxelles
  4. Signer un accord global avec leurs « amis » les bureaucrates chinois pour que les grands capitaux privés européens puissent investir tranquillement dans le pays du capitalisme idéal : bas salaires, travail forcé, normes environnementales minima. En échange, les entreprises d’Etat chinoises vont pouvoir acheter à tour de bras des entreprises chez nous et s’adjuger tous les marchés publics juteux grâce à un dumping social et économique sans pareil. Pire, les Européens n’ont exigé aucune garantie réelle sur la question des camps d’internements dans lesquels le régime communiste enferme des millions d’ouighours, Tibétains, Kazakhs et autres opposants au régime. Ils se sont contentés d’une vague promesse de « prendre des mesures continues et durables en vue d’une ratification des conventions contre le travail forcé ». Une triste blague ! ( voir Articles sur mon Blog)
  5. Imaginer une usine à gaz pour examiner les demandes des états pour accéder au  plan de relance européen dont on ne risque pas de voir le moindre effet avant 2022, si ce n’est 2023. Mais les particuliers, les entrepreneurs, les associations, les collectivités locales n’en verront jamais la couleur car il s’agit d’un arrangement entre bureaucratie européenne et nationale, la première remboursant aux secondes ce qui sera dépensé.
  6. Annoncer, comme le fit le commissaire français Thierry Breton en avril 2020, un « Plan Marshall pour l’industrie du tourisme européen pour septembre de la même année », qui a fait espérer des dizaines de milliers d’hôteliers et restaurateurs. Depuis, le Commissaire est aux abonnés absents pour les professionnels du tourisme.

La question qui doit nous occuper, toutes et tous, chers lecteurs, est de savoir si nous allons encore nous continuer à laisser  les bureaucraties, nationales, européennes ou autres , nous gouverner ?

Et si 2021 était l’Année des citoyens, l’Année du Réveil des Citoyens, au niveau de leurs territoires et de leurs pays et aussi de l’Europe !

Après l’année du crépuscule, 2020, je forme des vœux pour que 2021 soit celle de l’aurore des Peuples d’Europe ! Bonne Année 2021 !!

Selon Mon sondage rapide (Twitter-106 votes) seuls 20% jugent que l’UE est gagnante dans l’accord du 24 décembre dernier

ils sont 39% à juger, comme moi dans un précédent article que c’est du perdant/perdant ( 36%) et 41 % que c’est le Royaume Uni le vrai gagnant !

ESSAYONS DE DECORTIQUER RAPIDEMENT L’ACCORD :

La lecture du fastidieux document de plus de 1200 pages penche en effet du coté du Royaume-Uni, qui garde :

  • Un libre accès total au marché européen pour les marchandises (ce qui peut favoriser des marchandises venues du monde entier et légèrement transformés au R-U) – ce qui est du jamais vu dans un accord commercial classique et rapproche le « Brexit deal » de ce qui existe avec des pays comme par exemple entre l’UE et l’Islande ou la Norvège (Espace Economique Européen)
  • L’application de l’accord n’est pas soumise à la Cour européenne de Justice mais à un mécanisme ad hoc long et peu transparent
  • En matière de services, même s’ils devront s’établir dans l’UE ( Irlande ou Luxembourg par exemple) les banques, assurances et agents de change britanniques pourront continuer, comme ils le font déjà , à offrir leurs services aux Européens. On voit d’ailleurs que la City se porte très bien
  • Les Britanniques gardent un accès « payant » au seul programme européen qui les intéressait : Horizon Europe (recherche scientifique, médicale..)
  • Le retrait du Royaume-Uni du programme d’échanges d’étudiants ERASMUS est surtout une mauvaise nouvelle pour les Jeunes Européens ! Ils étaient 3 fois plus nombreux à vouloir faire leurs études au Royaume-Uni que des Britanniques vers l’UE (C’est d’ailleurs pourquoi Boris Johnson n’en voulait plus). De toutes les manières, les Ecoles et Universités britanniques, parmi les plus cotées au monde, sont assaillies de demandes d’étudiants prêts à payer au prix fort Oxford, Cambridge ..
  • Le Royaume-Uni n’aura plus à accepter la main d’œuvre venue d’Europe de l’Est, il pourra les choisir en fonction des besoins
  • En matière de pêche, s’il s’agit bien d’un accord Perdant/Perdant, l’accord est transitoire et au final ce sont les pêcheurs européens qui vont se voir progressivement interdire les eaux poissonneuses de la Couronne britannique

La vérité est que sous la pression des pays du Nord, et notamment de l’Allemagne, le Royaume-Uni a presque obtenu tout ce qu’il voulait ! Boris Johnson avait mis la barre très haut afin d ‘obtenir le maximum

Une défaite donc pour une bureaucratie européenne sous influente de l’Allemagne !

Tout ceci à vérifier, bien entendu, mais prenons rendez-vous dans un an, deux ans, cinq ans , pour en parler ! J’en prends l’engagement !

Henri Malosse

28 décembre 2020

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Publié par HenriMalosse

Européen engagé et libre – Enseigne l’histoire de l’Europe – Chairman of TheVocalEurope -30ème Président du Comité Economique et Social Européen (2013-2015) Voir plus d’articles

L’Europe doit exiger la fermeture des camps de travail où sont enfermés les Ouighours, Tibétains, kazakhs et opposants avant de signer quoi que ce soit avec Pékin ! (2)

Les dirigeants européens seront complices de l’emprisonnement de millions de Ouighours, Tibétains , Kazakhs et autres opposants s’ils signent l’accord avec Pékin ! Complices d’un crime contre l’Humanité !

Les Bureaucrates européens fanfaronnent sur « l’énorme concession » (!!) du régime communiste de Pékin : une déclaration qui dit que « la Chine s’engage de manière continue et durable à ratifier la convention de l’Organisation Internationale du Travail pour la bannissement du travail forcé « . De qui se moque-t-on ! Il FAUT exiger LA FERMETURE IMMEDIATE DES CAMPS DE TRAVAIL !!

Toute Honte bue, les dirigeants européens s’apprêtent à signer avant le 31 décembre un accord avec Pékin qui ouvre le territoire européen aux investissements chinois ! L’Allemagne de Merkel tient absolument à ce que l’accord soit signé sous sa Présidence, d’ici le 31 décembre (en catimini, bien entendu)

Les bureaucrates européens mettent l’accent sur les garanties obtenues pour la  protection des investissements européens en Chine, ce qui fait plaisir à l’Allemagne, premier investisseur européen en Chine ainsi qu’aux industriels et prestataires de services, dont les grands du CAC 40 français !

Mais l’accord donne carte blanche aux Chinois en Europe et va accélérer le déclin de bien des secteurs manufacturiers en Europe car l’accord a aussi des conséquences sur le commerce, la sous-traitance et la délivrance de services, la passation de marchés publics en europe.. !

Reste un élément de frustration, qui en dit long sur l’urgence avec laquelle se sont déroulées les dernières tractations : le volet sur la protection des investissements, censé sécuriser le cadre juridique pour les entreprises, n’est pas formellement conclu : les deux parties s’engagent à trouver un compromis avant la fin de 2022. Alors qu’une nouvelle administration doit bientôt prendre les rênes de la Maison-Blanche, Pékin comme les Vingt-Sept savent que la fenêtre de tir pour s’entendre risque de se refermer bientôt. Il fallait donc se dépêcher pour bâcler un accord !

Lors d’une réunion des représentants permanents des Etats-membres, lundi à Bruxelles, aucun pays n’a émis d’objection devant la perspective d’un compromis sur ce texte relatif à l’accès aux marchés, à la propriété intellectuelle ou au développement durable. ll y a encore quelques jours,  plusieurs Etats dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou la Pologne avaient fait savoir leurs réticences devant le projet d’accord avec la question des violations des droits de l’homme et des normes internationales contre le travail forcé, une spécialité bien chinoise avec les millions de prisonniers, notamment ouighours, tibétains, kazakhs et dissidents chinois qui sont parqués dans les camps d’internement.

Le Ministre français du commerce extérieur, Franck Riester, s’était même fendu d’un communiqué la semaine dernière indiquant que la France s’opposerait à l’accord ! C’était pour la galerie, puisque, quelques  jours après, profitant de l’absence des médias en cette fin d’année, l’Ambassadeur de la France a donné son aval !

Ce revirement serait la conséquence de « nouvelles concessions chinoises, en particulier au sujet des normes sociales. ».. La concession de Pékin est de pure forme : une vague déclaration assurant que « la Chine continuera à faire des efforts continus et durables pour ratifier et appliquer les conventions de l’Organisation Internationale du travail OIT/BIT »

De qui se moque-t-on !!!

Le processus de ratification pourra donc prendre au moins « 50 ans » !

Mais tout est aussi dans le mot « appliquer », car de nombreux pays , comme le Pakistan, ont ratifié des conventions sans jamais les appliquer ! Qui ira vérifier dans les camps de travail où sont parqués les Ouighours que les conventions de l’OIT sont respectées !

Victoire géostratégique chinoise

Du côté chinois, la victoire est d’abord géostratégique : alors que la confrontation avec Washington prend des accents de nouvelle guerre froide , Pékin démontre là sa capacité à sortir de son isolement et à nouer un partenariat important avec l’autre grand acteur du bloc occidental.

La sensibilité politique du sujet, dans une période marquée par le durcissement chinois face à Hong-Kong ou au Xinjiang et après quelques interventions remarquables de parlementaires européens, les Européens ont fait semblant de faire preuve d’un supplément de fermeté sur les enjeux sociaux et la question du travail forcé. Pékin aurait finalement accepté que le compromis prenne la forme classique des accords habituellement signés par l’UE. Ce qui comprend un engagement vague à ratifier certaines conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail forcé, sans fixer le moindre délai et sans qu’il y ait le moindre possibilité réelle de vérification

Les Pays réticents comme la France se sont donc « déculottés » pour faire plaisir à Angela Merkel, chantre des relations avec la Chine rouge pour plaire à l’industrie allemande et aux bureaucrates européens, fascinés par leurs homologues rouges !

Une fascination étonnante :

Fascinée par la dictature rouge de Pékin, la haute hiérarchie de la Commission européenne et de quelques autres institutions mineures, l’a toujours été !

Bruxelles ne laisse rien passer à Vladimir Poutine, mais ferme les yeux sur l’envoi de millions d’Ouighours dans des camps de concentration (dits de rééducation) , l’occupation du Tibet, les trafics d’organes des condamnés à morts, la répression à Hong Kong, les menaces contre Taiwan, les marchés publics frauduleux en Grèce ou Pologne, la confiscation des terres rares en Afrique.. j’en passe bien d’autres..

Aucunes sanctions, aucunes mises à l’écart.. seulement des mots doux.


Il y a peu, un rapport du « East Stratcom Task Force » qui pointait du doigt les désinformations des médias gouvernementaux chinois sur les origines du COVID19 a été modifié par le service extérieur de l’UE pour ne pas déplaire à pékin. Par contre, les rapports contre la Russie sont systématiquement repris et parfois exagérés !

Mon expérience personnelle

J’en fis moi-même l’expérience en tant que Président d’une institution européenne (comme le raconte Pascal Dalando dans « le Crépuscule des Bureaucrates ») parce que j’avais osé rencontrer le dalaï lama tibétain et participé à Bruxelles à une manifestation contre la venue du dictateur Xi Jinping, je fus victime d’une cabale au sein même de l’administration que je dirigeais ! La Chine n’est plus le partenaire commercial bienveillant que l’Occident espérait. C’est la puissance montante de notre siècle et l’OTAN doit s’adapter », a déclaré un diplomate de l’OTAN qui a vu le rapport, en soulignant l’activité chinoise dans l’Arctique et en Afrique, et ses lourds investissements dans les infrastructures européennes.

L’OTAN s’inquiète… un tout petit peu :

Pourtant très récemment même l’OTAN, traditionnellement également favorable à Pékin a estimé que la Chine pouvait constituer une menace et à inciter ses Membres à maintenir un avantage technologique sur la Chine et à protéger les réseaux et les infrastructures informatiques,

L’Alliance de 30 membres pourrait également forger des liens plus étroits avec des pays non membres de l’OTAN tels que l’Australie et se concentrer davantage sur la dissuasion dans l’espace, où la Chine développe des moyens, suggère un rapport récent.

Avant la publication du rapport, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’essor de la Chine posait « d’importants défis pour notre sécurité. »

« La Chine investit massivement dans de nouvelles armes. Elle se rapproche de nous, de l’Arctique à l’Afrique. La Chine ne partage pas nos valeurs… et essaie d’intimider d’autres pays », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, exhortant les alliés à se réunir sur cette question.

L’OTAN devrait envisager d’inclure la Chine dans son document stratégique officiel, son « concept stratégique », ont déclaré des diplomates, mais le rapport ne déclarera pas que la Chine est un adversaire. Le mot adversaire est réservé à la Russie…

Mais la Commission européenne persiste et signe..

La Commission européenne, elle ne s’embarrasse pas de ses « pudeurs de Gazelle » . Elle renforce chaque jour ses liens avec la Chine communiste, sans lever le petit doigt pour Hong Kong, le Tibet ou les Ouighours.

Bruxelles ne trouve que des qualités au régime de Pékin. Dernièrement, alors que la Chine est, de loin, le premier pollueur du monde et s’est lancé dans un vaste programme de construction de centrales à charbon, la Commission européenne ne tarit pas d’éloges sur l’écologiste Xi Jinping !

L’accord fera plaisir à quelques grosses multinationales qui investissent en Chine, et leur permettre de profiter des conditions du pays rêvé pour les capitalistes du monde entier : corruption, travail bon marché, travail forcé, syndicats aux ordres du parti, normes environnementales minima ou inexistantes, énergies fossiles…

A l’inverse, la Chine pourra donc investir librement chez nous (Où est la souveraineté économique européenne chère à Emmanuel Macron ? ) , acheter à tour de bras des joyaux européens ( du vin jusqu’à nos coopératives laitières pour s’approvisionner ) et se positionner et gagner tous les grands marchés publics  avec ses entreprises étatiques qui font venir des travailleurs détachés chinois parqués dans des camps de travail comme on l’a vu récemment en Grèce au port du Pyrée, racheté par pékin, des autoroutes en Pologne ou une centrale en Suède.  Les travaux et investissements chinois ont généralement des conséquences désastreuses pour les Européens en terme d’emplois et de qualité des travaux et leur  permettent de nous inonder de leurs productions !

Faire taire les Grincheux !

De nombreuses voix se sont fait entendre malgré tout de la part de députés européens scandalisés par la mansuétude de Bruxelles qui est prêt à tout concéder à Pékin. Mais la Commission européenne ne semble pas s’en soucier plus que de « sa première baguette ».

L’accord sera signé, et si des difficultés sont mises pour la ratification par le Parlement européen et les parlements nationaux, la Commission européenne est bien sûre de son fait, avec les voix et l’argent des puissants lobbies des industriels, elle fera taire les « grincheux », comme elle l’a fait pour tous les autres accords internationaux.

Même les Etats Membres, parfois sourcilleux comme on l’a vu avec l’ALENA UE/Canada, paraissent aussi bien timorés tellement ils sont éblouis pas le discours de Bruxelles et des grands leaders de la Bourse et de la banque. C’est le cas bien entendu de l’Allemagne, mais aussi de la France d’Emmanuel Macron pour lequel visiblement l’intérêt des grands du CAC 40 passe avant celui des TPM/PME de tous les secteurs qui vont être engloutis par le dragon chinois. Même les petites et moyennes entreprises du  BTP qui va faire face à la concurrence des géants étatiques chinois qui vont casser les prix. Mais les intérêts de Total, Free, Louis Vuiton, Rothschild et autres sont bien plus importants, visiblement !

Quant ’aux défenseurs des Ouighours, kazakhs, Tibétains, Falun Gong et autres démocrates chinois, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer. La mise au pas de Hong Kong semble faire aussi partie du « paquet cadeau » accordé avec Pékin.

Mais Pourquoi une telle entente entre Bruxelles et Pékin ?

Je donne 3 raisons:

  1. Pékin a toujours su flatter les bureaucrates en leur offrant de jolis voyages, de beaux cadeaux ( y compris « en nature ») pendant leurs séjours et le « fameux tapis rouge » !. J’ai connu bien des collègues, patrons ou syndicalistes, bureaucrates ou anciens activistes de la société civile, qui y ont succombé.
  2. Berlin tient absolument à ses relations privilégiés avec la Chine rouge, car l’industrie allemande y a investi en masse [1]! Et elle n’a que faire des petits producteurs de chaussure italiennes, de céramique portugaise ou de lingerie française ! Et on sait que ce que l’Allemagne veut, la Commission européenne le fait ! Le ralliement de la France d’Emmanuel macron, au nom de ses amis du CAC 40 et de la Banque, est impressionnante même s’il fait peine à voir !
  3. Il y a enfin une vraie fascination des bureaucrates européens pour la dictature des Maîtres de Pékin. Une forme d’admiration ! Voilà un système qui correspond à ce dont ils ne pourraient imaginer pour l’Europe, même dans leurs rêves les plus fous : un capitalisme débridé et mondialiste sous un régime gouverné par la Bureaucratie,  ne tolérant ni les syndicats ni le moindre contrôle parlementaire ! Comme on dirait vulgairement : « le pied «  pour un Bureaucrate !

Henri Malosse


[1] Je me souviens d’un collègue du patronat allemand  m’ayant agressé en public suite à ma rencontre avec le dalaï lama pour avoir « fait perdre des contrats de milliers de voitures à l’industrie allemande »( sic)

Et si le Royaume Uni était le gagnant de l’accord de la nuit de Noël ?

Un sondage rapide (Twitter) montre que seuls 20% jugent que l’UE est gagnante dans l’accord du 24 décembre dernier

Dans un petit sondage twitter effectué auprès de quelques fidèles abonnés (plus de 50), une majorité relative considère que c’est le Royaume Uni qui va sortir « vainqueur » du bras de fer avec l’UE ( 42%) et ils sont 36% à juger, comme moi dans un précédent article que c’est du perdant/perdant ( 36%).

ESSAYONS DE DECORTIQUER RAPIDEMENT L’ACCORD :

La lecture du fastidieux document de plus de 1200 pages penche en effet du coté du Royaume-Uni, qui garde :

  • Un libre accès total au marché européen pour les marchandises (ce qui peut favoriser des marchandises venues du monde entier et légèrement transformés au R-U) – ce qui est du jamais vu dans un accord commercial classique et rapproche le « Brexit deal » de ce qui existe avec des pays comme par exemple entre l’UE et l’Islande ou la Norvège (Espace Economique Européen)
  • L’application de l’accord n’est pas soumise à la Cour européenne de Justice mais à un mécanisme ad hoc long et peu transparent
  • En matière de services, même s’ils devront s’établir dans l’UE ( Irlande ou Luxembourg par exemple) les banques, assurances et agents de change britanniques pourront continuer, comme ils le font déjà , à offrir leurs services aux Européens. On voit d’ailleurs que la City se porte très bien
  • Les Britanniques gardent un accès « payant » au seul programme européen qui les intéressait : Horizon Europe (recherche scientifique, médicale..)
  • Le retrait du Royaume-Uni du programme d’échanges d’étudiants ERASMUS est surtout une mauvaise nouvelle pour les Jeunes Européens ! Ils étaient 3 fois plus nombreux à vouloir faire leurs études au Royaume-Uni que des Britanniques vers l’UE (C’est d’ailleurs pourquoi Boris Johnson n’en voulait plus). De toutes les manières, les Ecoles et Universités britanniques, parmi les plus cotées au monde, sont assaillies de demandes d’étudiants prêts à payer au prix fort Oxford, Cambridge ..
  • Le Royaume-Uni n’aura plus à accepter la main d’œuvre venue d’Europe de l’Est, il pourra les choisir en fonction des besoins
  • En matière de pêche, s’il s’agit bien d’un accord Perdant/Perdant, l’accord est transitoire et au final ce sont les pêcheurs européens qui vont se voir progressivement interdire les eaux poissonneuses de la Couronne britannique

La vérité est que sous la pression des pays du Nord, et notamment de l’Allemagne, le Royaume-Uni a presque obtenu tout ce qu’il voulait ! Boris Johnson avait mis la barre très haut afin d ‘obtenir le maximum

Une défaite donc pour une bureaucratie européenne sous influente de l’Allemagne !

Tout ceci à vérifier, bien entendu, mais prenons rendez-vous dans un an, deux ans, cinq ans , pour en parler ! J’en prends l’engagement !

Henri Malosse

28 décembre 2020

BREXIT Story : Un accord au goût amer

La signature, comme je l’avais prévu, d’un accord global entre le Royaume-Uni et l’UE le 24 décembre dernier, juste à temps pour avoir un accord sans possibilité réelle de l’amender pour les Parlements, laisse un goût plus qu’amer

Les médias européens, et notamment français, se gargarisent sur la « folie » britannique qui a consisté à organiser un référendum et sur la campagne, empreinte de mauvaise foi, des partisans du « BREXIT »

Il y a bien entendu du « vrai », mais tout n’est pas blanc ou noir.


La responsabilité de l’UE dans ce jeu « perdant-perdant » est énorme. La bureaucratie européenne a multiplié les actions pouvant retourner l’opinion contre elle comme cette directive « détachements des travailleurs » organisant le dumping social de travailleurs venus de l’est. Et on pourrait citer bien d ‘autres dispositions.

Au final, l’accord de « Noël » , n’est pas seulement un cadeau empoisonné pour les pêcheurs bretons et britanniques, les « dindons du réveillon », qui vont perdre sur tous les tableaux et avec un avenir très incertain puisque tout sera remis en questions dans 5 ans. Mais l’accord a un goût amer aussi pour les Européens: L’UE perd 15 % de ses ressources et un Etat qui a de beaux restes : siège au Conseil de sécurité des nations Unies, puissance militaire et nucléaire, présence sur les 5 océans, langue mondiale, universités prestigieuses, centres de recherche performants..

Au niveau économique, Londres va pouvoir disposer d’un accès total et sans barrières sur le marché européen et, lesté peu à peu des normes européennes les plus lourdes, il sera un concurrent de plus en plus dangereux pour nos entreprises, d’autant plus que le Royaume-Uni pourra plus facilement profiter de sous-traitants dans des pays à bas salaires en signant des accords commerciaux avec qui il veut.

La City de Londres va garder son rayonnement ! Ceux qui avaient prédit sa chûte au détriment de Paris ou de Francfort en sont pour leurs frais. Londres restera une place mondiale. D’ailleurs, après 2/3 départs peu significatifs au début de l’année dernière, la City continue à prospérer. Plusieurs annonces de déménagements de société vers le continent n’ont pas été confirmés.

Les universités britanniques, prises d’assaut par les étudiants du monde entier, survivront certainement très facilement au départ des étudiants ERASMUS . Ce sont les étudiants de l’UE qui en seront les plus pénalisés, eux qui plébiscitaient le Royaume-Uni dans leurs demandes d’études.

En fait, le Royaume Uni reste adossé à l’UE mais avec encore moins de contraintes (Il s’en était déjà affranchi de certaines d’ailleurs avec un « statut particulier ». Il n’est donc plus un « membre à part » , mais devient un « partenaire spécial » !

L’UE a, pour la première fois dans son Histoire , perdu un de ses Membres, et pas des moindres

Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’elle n’en a pas, au niveau de sa Bureaucratie et de ses dirigeants actuels, analysé les vraies raisons. Elle continue à blâmer les politiciens britanniques et un peuple bien sot pour ne pas comprendre que Bruxelles lui voulait du bien !

Comme si la perte d’un membre éminent de la famille pouvait être une bonne nouvelle

Un tel aveuglement ne présage rien de Bon pour l’avenir de l’UE

Henri malosse

26 décembre 2020